NÉCROLOGIE
La France vient de perdre le P... de...
on n'entendait plus parler depuis long-t€ c'était un petit homme de beaucoup d'espri les circonstances avaient singulièrement gi U débuta dans l'église avant la révolntii 1^89; mais, se sentant peu de goût p< carrière ecclésiastique , il se jeta dans 1 plomatie oii il eut le bonheur de jouer si^irs rôles brillans d'une agilité extraordii om le vit se mêler à lafois de deux ai difféi^entes et les conduire à bien touti deux. C'était .un homme très-utile dat temps de trouble , et fort adroit dans tout occasions. U se tenait bien, avait même iiol>lesse. Ses traits étaient fins et fort md ses yeux vifs , son sourire aimable y donnai sa physionomie un faux air de franchise gaité qui plaisait au premier abord, A^î
DE PAEI$ f etc. 11$
de loin ^ on Taurait cru très- délicat ^ maïs il ëtait d'une santé robuste qui a kmf-temps résisté à tout. Il est mort dans la retraite à laquelle il s'était condamné lui-même d'après l'avis des meilleurs médecins de la cour. Le prince avait été évéque \ il laisse une veuve inconsolable : il était pair de France. On ne lui connaît pas
d'enfans.
liOUYELLES EXTÉRIEURES.
P II U 8 s B.
Berlin. — L'empereur Alexandre !«'• vient de donner aâ roi de Prusse une nouvelle maroniA de son estime^ et à l'Europe une uouy^Q preuve^ de «on amour pour la paix. Un différend i^ssez grave. a vaut un instant désuni le^ deux cours ^ S. M. L avait chargé son conseil privé d'exaiQiner avec soin Taffaire. Le conseil jijrant reconnu la justice des prétentions de la cour derBçrlin^ l'empereur de Russie s'est hâté d'annoncer au roi Frédéric-Guillaume qu'il renonç'ait à ses demandes ^ et qu'il saisissait j^vec pkisir cette occasion de l'assurer qu'il en
Il6 ' J017R1UL
agirait ainsi dans toutes les circonstances oii 3 dépendrait de lui de maintenir Tharioionie qui depuis vingt-cinq ans à régné entre les deux ëtats.
AlVGLETElillï.
Londres. — Le bill en faveur des catholique d'Irlande n'a pas encore été adopté. De Boitvelles troupes ont été euYOj'ëes à Dublin.
On nous mande de Paris que S. M. Lonij XVIU vient d'accorder sur sa cassette des peur nous à plusieurs familles de protestans de Mtmes et de la Rocbelle'^ dont les parens avaieaf tout perdu dans les guerres de la rëvohitîian.
{TheCoun0r.)
Il y a em ces jours derniers unerénnîtatrèibrillante^ à laquelle ont assista plusieurs ambassadeurs des puissances du continent Paitti les toasts qui ont été portés, on cite ceur-o: Par le cbancelier de Pécbiquier : 9l ji ta paix du monde ! » Par Tambassadeur de Russie :
m A la prospérité de la France ! » Par l'ambassadeur français : « A la paix intérieure à
la Grande-Bretagne J »
{TheTimes.)
DS PARIS I etc. ttf
fs Éditeurs de la Petite Biographie nniverselle^ à MM. les Rédacteurs du Journal de Paris.
Le 39 mai x84o.'
Messieurs y au moment de livrer au public premier volume de la Petite Biographie unir selle y nous nous trouvons arrêtes par des »n8tdëratîons majeures ^ et l'on a fait naître ns notre esprit quelques doutes que nous lus prions de vouloir bien éclaircir.
Des gens qui se prétendent bien instruits ,' Irment qu'il a existé un auteur nommé B,....jry i y suivant eux , aurait été célèbre ^ ou peu tnfaut; cependant ils n'ont pu nous citer I ouvrages, attendu qu'ils en ont oublié jus-^ l'rax titres.
Les mêmes gens nous 'soutiennent qu'il a isté trois Fié***, quatre De P***^ plusieurs ont^^i etc., etc. Ces assurances nous Jettent ins ime incertitude d'autant plus cruelle,' lé d'autres piersonnes révoquent en doute
il6 • JOÛRHAt
Texlstence de ces messieurs , dont elles n'o jamais entendu parler. Les éditeurs de biogi phies sont doUblèineut à^kliîdré; ils ont bi de la peine à tout savoir ^ et encore plus d'ei barras pour tout dire.
Kous avons l'honneur d'être ^ etc.
LesJEditeurs Je la Petite Biograpl universelle.
Réponse des Rédacteurs.
Nous avons toutes les raisons possibles po oroire qu'il j a réellement eu un bomme <
lettres nommé B j y qui vivait il y a dix<
douze ans. C'était , à ce qu'on suppose^ un a teur allemand , qui cependant écrivait à Pari U trafaillaît pour sa famille, et il a passé I trois quarts de sa vie à faire des contes. De: se vivant , on le nommait le poète lacrynud^ pi rapport à une légère infirmité qui luiâtti^plMi des larmes chaque fois qu'il prenait. lapinai II a composé des vaudevilles en ^ôcTiéié JMM M. Pein ou Pin , qui a dû exister à la méa époque.
' C'est avec rnson qu'on a dit qu'il y ft eu pb
DE PARIS 9 etc. 119
sieurs Fië**^*. On en compte quatre , qui ont tous une physionomie particulière ^ 4>ropre à les distinguer et à les faire reconnaître.
Le premier a fait des romans^ des opëra comiques. On a remarqué dans une de ses pièces ces deux vers , que le sentiment rend encore plus recommandable que la poésie :
« O liberté , d^esfte de la France ,
« Plutôt mourir ^e de viyre sans toi ! »
Le second fiit au nombre des esclaves dorés d6 Bonaparte , avec lequel il entretint une correspondance familière , pourrinstruire d'une foule de détails qui y sans cette précaution, ne seraient pas venus à sa connaissance.
Le troisième ^ qui n'eut rien de commun avec ses prédécesseurs , élait un chaud royaliste^ qui publia, en 18 1 5 ; d'excellentes obser- "vations sur lesé?ènemens de i8i4> etquimoxitra courageusement dans ses écrits toute sa haine pour la liberté ^ tout son mépris pour les agens de la tyrannie de Bonaparte.
Le quatrième enfin était un modeste rédaO" teur an Journal des Débats j qui s'y cachait sous les initiales 7*. L, U se dlfai^eait voloiir
1!L0 JOU&NÀL DE PARIS , eiC*
tiers d'analyser et de faire Téloge des belldf productions des autres Fié***.
Il n'y a eu que trois De P***. ^ tous trois de la même famille^ ëcrivant beaucoup et se Tendant bien. On les distinguait dans le monde par leurs prénoms : Aaron ^ Pierre et Tacite. Aaron et Pierre ont vécu peu de temps ; quant à Tacite^ on ignore ce qu'il est devenu.
On ne Qonnait en France que deux Font***.
Le poète est mort très -jeune; il promettait beaucoup , et fut vivement regretté. Le cojfitisan a long-temps "vécu sur la réputation de son frère. Cétait un homme fort douz^ qui se plaisait avec tout le monde , et qui n'a jamais ^ dit du mal de personne.
Bourse de Paris y 3i mai i84o.
. Cinq pour cent consolides, jouissance du aa mais i8ftf: 91 fT.^2 fir. 25 c. , 92 fr. 5o c. ^5 c. 5o c. , gih.fi c't 9a fir. 9a £r. 5o c.
Jouissance du as septembre 1859 : 91 fr. 7$ e. ■'■■' » ,',
Actions' de la Banque de France: i^% fr.^ i^SSfrlr'j
LE BAI. DE L^OPÉRA. tSkt
»•. îH. î — la Février 1816.