CORRESPONDANCE. ^SS
ralistes , maïs peut encore jeter de la confasioA dans les familles.
ÂRCfliTECTUiiB. — On continue de bâtîr une "salle magnifique pour les entrevues commerciales des négocians', elle est située dans le plus'bcau quartier de l'endroit ; il y en a dans toutes les villes. Je ne vois pas la nécessité dé ce monument où se traiteront les atffaires le^ plus intéressantes de la vie humaine.
Remèdes à proposer comme tfeS'praticd" blés. — Pour que tout rentrât dans l'ordre , il faudrait tout changer , à commencer par la législation qui n a pas le sens commun^ ainsi qu(e vous avez pu vous en convaincre par les arrêts que je me suie fait un plaisir de rendre depuis vingt-cinq ans. Il faudrait... Midi sonnant^ le président laissa-Ià Faudltôire et fut passer sa revue. Tout le monde le reçut avec une galté dont seul il ne devinait pas le motif.
A peine fnt^il de retour chez lui , qu'il j- tàt assailli par des réclamations de toute espèce. Sa sœur manqua de lui arracher les yeux pèiir «tvôir , en plein tribunal , signalé an mëpris
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public les cachemires \ elle en avait deux dont son mari lui avait fait présent.
Des ouvriers s'étonnaient qu'un homme de sens regardât un monument qui sçrt d' embellissement à une ville , et dont l'érection contribue à nourrir des milliers d'individus^ comme un meuble inutile. Des femmes s'indignaient de l'anathéme si légèrement lancé contr'elles; c'était un bruit ^ un chaos ^ une malédiction générale! Notre président^ que rien ne décourage , se contenta de les regarder en souriant ^ et de leur dire :
« Mes amîs , le discours que je vous ai lu ce matin ne tire pas à conséquence ; il n'était point destiné a voir le jour; le véritable est resté dans ma poche*! celui-ci est un petit salmis moral et critique que je. n'avais arrangé que pour moi ; je me suis trompé , voilà tout... Ce n'est pas la première fois que mes paroles vous ont paru étranges , et que vous vous êtes moqués de ce que je disais. Vous m'affligeriez infiniment si vous traitiez ce discours-ci avec plus de cérémonie que les autres. Si vous doutez cependant de la vérité de ce que je vous dis relativement au changement qui s'est fait k mon insu , je
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Tais envoyer chercher dans ma robe le bon dis* cours et vous le lire....» Â ces mots^ la foule des réel amans s'est précipitée vers la porte, et moi j'ai couru rédiger cette petite anecdote dont je vous engage à faire votre profit.
J'ai l'honneur d'être^ M. le Rôdeur ^ en attendant avec impatience l'occasion de vous adresser une nouvelle anecdocte ^ votre dé*
voué
Jean Lesage.
FI]S nV SECOND VOLrME.