‹ Le roi BombanceChapitre 29 sur 56 · PORTER · texte numérisé non relu

PORTER

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BU'TOR, irrité par une longue pause du pèlerin, sursaute en grommelant.

Achève donc ton histoire... Vite, car ta voix coule du plomb dans ma cervelle.

ALKAMAH

Oui, oui, j’abrège... Mais la faim avait broyé peu à peu ses genoux... et il rampait maintenant à tätons à la recherche des innombrables charognes domt la puanteur molle le grisait.. Soudain il s’arrêtæ, les jambes empêtrées dans un amas pesant d’éttofies alourdies de pierreries... Son bras ramamt dans le noir effleura un corps chaud et respirant et fit rouler vers un abime une lourde couromne sonore. Ce suprême effort acheva ses forces, et iil s’aplatit enfin dans un sommeil profond, la bouche éclatée d’effroi sur un terrible cauchemar. L'Empereur taciturne lui apparut, demesuré, sa taillle colossale encombrant le ciel comme une catlhédrale gothique ; et il portait la nuit négligenmnment drapée sur ses épaules, comme un vaste mamteau à longs plis constellés.

Et l'Empereur lui dit d’une voix caverneuse : « C'est moi le ravisseur et l’assassin de ton fils. Je suiss à ta merci. Venge-toil Le Rêve centuple ta puisssance.. Etouffe-moi sur ton cœur ! Ce que lon tue en rêve est plus mort que les morts de la terrre... » Tout en parlant, le fantôme énorme de l'Empereur s'était aminci,devenant de plus en plus fluett pour se blottir dans les bras du savant... Ce

fantôme ?. c'était son fils. son fils! que le savant poignarda rageusement ainsi, dans les ténèbres, en lui mordant les lèvres pour suffloquer ses cris!.….. Et puis, comme les scorpions de la faim rawageaient ses entrailles, il dépeça la chair de sa chair et but avidement le sang de son sang.

GUEULETON, haletant.

Après?

BUTOR Achève donc ton histoire!

ALKAMAH

Quelque temps après... l'Empereur mourut, de mort très naturelle, et le savant s’en revint dans: la ville plafonnée de nuages... Mais d’incessants cæuchemars piétinaient son cœur dans Île sommeil ;; et il sanglotait toujours en disant : «Oh! pourquoi n’iaije pas livré mon fils à la cruauté de l'Empereur ? J'aurais du moins un coin de terre sur lequel verser mes larmes, et la haine de l’assassin me réconcilierait avec moi-même ! » Or,iladvint que, par une nuit d’août, le pauvre savant se réveilla en sursaut dans son lit, au sommet de sa tourelle... Il se pencha à la fenêtre : une lune ronde et rougeâtre coulait sur la voûte bitumeuse du ciel, lentemeint, comme une goutte de sang, vers la mer lointaime. Et voilà que la lune grossit comme si elle s’apprrochait de la tourelle. Il crut d’abord à une pervcersion de ses yeux! Mais il sentit dans ses mains, sur

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