SCÈNE II Lambert, Delestre
« Dites-moi, Lambert, vous avez été dans les Banques, par conséquent vous savez bien un peu
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(l*anglais, vous ? moi aussi, ça va de soi, mais est-ce que vous compienez un traître mot de cette facture ? moi je crois que jo n'en sortirais qu'avec un turbin énorme.
— Écoutez, monsieur Delestrc ! non ! r'est-^ ce pas ? moi j'ai demandé une augmentation à partir du 15 courant à valoir sur mes réclamations. i on m'avait promis de me récompenser, n'est-ce pas ? moi je suis pour la justice : je comptais dessus : chose promise, chose due. Le patron ne marche pas pour une augmentation parce qu'on est en morte ! Quelle boîte ! Eh bien vous comprenez qu'en ce qui me concerne, c'est pas le moment de me demander du travail supplémentaire. Je ne suis pas engagé comme traducteur juré, pas ? alors je vais pas me donner du coton pour votre rectification. Non ! je rouspète jusqu'à la gauche... pas ?
— Lambert, vous connaissez mes sentiments... eh bien, bref ! vous me refusez un service d'ami (il porte la main à son cœur). C'est mal !
— Monsieur Delestrc, ce n'est pas un refus d'obéissance dans le service, c'est pour le principe. Je ne suis partisan ni des retards, ni des avances. Fais ce que dois, advienne que pourra.
— Vous me désolez ! eh bien, ça va bien ! AlT! ce que c'est dur le personnel !
(Un instant après M. Ddestre entrait dans la cage çitrée occupée par le bureau de^ M. Labbé, chef du Rayon des Confections^ pour Dames.)