FIN DU PREMIER VOLUME
^^^ \ l.'urs familles [lar des soldats qui ont là part â'ia bataille de Soirciiiio.
La première tsl écrite de Casti^lione, à quatre ures du soir, par un capitaine au 31' de li^iie : « Mon régiment a enga.£;é le combat à six heus et demie du matin. A iiuil heures et demie, us étions postés dans de profonds ravins pleins •au et de bouc ; mais nous en sommes sortis bient pour nous lancera l'attaque d'un village nommé )ur de Solferido, qui nous a nécessité un conil de plus de trois heures. Des que mon régiment )u s';ippi(icher de Solîeriuo, je me suis jeté aiisot avec lua compagnie dans une des pnniières lisons, bien décidé a ne pas lâcher cette position, lUtfs les ouvertures ont été envahies par mes mmcs, et moi-même j'ai voulu faire le coup de iil. Je n'avais rien a faire avec mon sabre. J'ai chargé pendant trois heures 2oO coups de fusil, e plusieurs de mes hctrames me faisaient passer, rac savaient bon tireur. Ce n'est qu'à la fin que me suis aperçu que la maison où j'étais conte • it encore des Autrichiens. Je les ai délogés, et us avons pu faire en tout 287 prisonniers. « Je viens de les conduire ici, a Castiglione. Je }ars aussitôt a la recherche du 3'' éparpillé paril. Mon lieutenant a été blesié à la hanche, mon lUS-lieutcnant a la cuisse. Je n'ai eu rien que ma lique déchirée par un coup de baïonnette. » La lettre suivante est celle d'un voltigeur du r ;imcnt, enfant de Paris, qui écrit à sa mère : « Je m'empresse de vous écrire pour vous dire e j'en ai encore réchappé. Je n'ai eu que mon luli'tte de droite emportée par une balle, et mon nlalon traversé- a la hauteur du ^enoii de la jambe lite. Il parait qu'ils ne m'en voulaient qu'a la )ite, Eiilin, jf suis en bonne sauté!
« Je ne peux pas vous dire le nom de la bataille, • il y a eu [.liisieiirs villages de pris. Le 2*^ ^oleurs et une partie des chasseurs de la garde, IIS avons pris Solferiiio: le restant de la division )ris les autres villages. Nous étions de réserve, Time ça se fait toujours. L' Empereur est arrivé n<ilre côté entre dix et onze heures du malin; I vu que la division de la ligne, qui se battait >uis quatre heures du matin, ne pouvait pas eiier la position. Il a dit alors : « Camou, failesli enlever ca par mes voltigeurs! » Aussitôt, il ait battre la < hargc, cl l'Huipireiir nous a dit : Allons! mes voltigeurs, rulliule/moi tout ça a bajonnelle' *
« i->uii.-> a*>iimii.-> |iui II? <fu uii UC . I ILC l Cl/tpc-
rewr! Cl la ligne s'i'st mise à crier : Vive la garde 'i Nous leur passons devant, et en moins de troij heures de combat ou de boucherie, nous avoi»^ culbuté au moins 30,000 hommes. Cette posHionj décidé la bataille.
n Je crois que, cette fois, on ne viendra pas v,.>v.^ dire que nous sommes des soldats de parade, les officiers de la ligne disent qu'ils n'ont jam;n une troupe marcher comme marchent Icsscii: de la garde. A quinze voltigeurs que nous et; ensemble, nous avons haché quarante artilleurs ;iii tiichicns et pris six pièces de canon. Depuis (|ii.' j^ fais ciimpagne, soit en Crimée, soit en Italie, j.n'ai jamais autant tué que ce 24 juin 185!'. Je nie souviendrai longtemps de ce jour-là.
« Nous sommes restés huit voltigeurs sur 1 pièces. Un officier du légiment a pris nos noius : mais comme il y a tant de récompenses à doiiniT, je ne veux pas y penser. Des deux camarades que (, vous coiiiiaissoz,'<41 y eu a un de mort et l'autre est J blessé. Notre régiment a perdu pas mal. Nous soni- j mes à quatre ou cinq lieues de Mantoue. ^^llls I nous attendons à une autre bataille. /
« L'Kmpeveiir est trop imprudent pour lui. !! nous suit partout à travers le feu. -^
« Je vous en dirais bien davantage; mais j'entends l'appel de la soupe, et comme nous .siinmes restés vingt-quatre heures sans manger, mus me permettrez d'aller prendre quelque chose. On • • le droit après avuir réchappé d'une bataille ij duié seize heures.
« Le camarade qui est blessé vous fa il plinients. Celui qui est mort ne vous cii : ; , , mais dites une prière pour lui, car il est mort m brave. »
— Le Mcssûfierde la Forct-Soire, du ^ juillet, cite ce fait :
« On assure que l'empereur François-Jos' [ s'étant déguisé, lia conversation avec un (lias- i tyiolien et lui dit :
" — Kh bien! comment vont les affain .' ff — La voiture est bonne, lui aurait u (loi.i'ii ! rustique guerrier, mais le voitiirier ne vaut rii n. ■
— Le correspondant du Sord raconte qu'a î^nl feriiio, le péni-ial Manèque était a cheval au plus fnrt de la mêlée, quand, voyant un ami renverse, il saule il bas pour le relever: le brave général ne pos;iit j»as le pied à terre qu'un boulet vena-i enlever sa selle.
ééèak
aa arsata^m rr- Assv.vi.
a 3SS3XR03 T7 HTJ
fî mvmoA YT
.\t -g-Ul TJOA g
AiH a saa^ios
•SDnEJj "ç — 'S'^'f 'P''- T ■»
- TqoijjE^oaAu 's-ui "IOa g
-; 'SI— •àT(j;)^îfc 03A« 'g-ui '[OA g •HST.a assaireba >ï«)î^a
U-aiiaa àa alèrva-aHXOiV
• -iOHMoa 'T ïTa •xnai-iHiTs ad saiar B?a
' X3 ai«vomixM3a-3'iow -uyj
'm\ m 'b31flV3AllON