SCENE V Les Mêmes, ALîM
ALIM, avec iudiij'na'ion.
Oii pnrle d»» pirtir!.. On ose
Commander ici... moi vivant!
Lâches, qui désertez ma cause, Regardez-moi. — J'ai prodigué mon sang Pour assurer votre fuite si prompte.
Je suis blessé, mais je reste debout
Et je veux lutter jusqu'au bout.
Ah ! plutôt la mort que la honte !
LES SOLDATS, chœur accompagnant la suite de la phrase d' A liai.
0 roi, nous sommes condamnés.
Des hommes et du ciel contre nous déchaînés Ta valeur n'a pu nous défendre!
ALIM.
Quel ténébreux complot a pu vous entraîner? De l'avilissement où vous allez descendre Vers mon but glorieux je vous doio ramener.
LES SOLDATS
Non !
ALIM.
Misérables!..
LES SOLDATS
A Lahore!
Avant la prochaine aurore, Pour le départ que tout soit prêt.
A Lahore I Mort à qui résisterait.
Alim veut s'élancer vers eux ; ses forces le trahissent. Kaled reparaît. — Il veut courir vers le roi; sur un geste de Scindia, des soldats l'arrêtent et l'entraînent loin de la scène. LES SOLDATS, entourant le roi. CHOEUR, farouche et itoni-jne.
Roi, quand la mort t'a touché de son aile Et qu'elle désarme ton bras, Va, si tu peux, te défendre contre elle; Mais n'appelle plus tes soldats !