I.KS KXII.KIî
Paris. M;>/:miiliji proir.il l.i IiIxtIi-h il coasm tait ^ (Ini'.nrr sii <l«inissi<»n II ;»( ccpl;!. cl rn atteiidnnt la ratiticalioii du papr. on \v transféra dans \v diàtcau de Nantes, d où il s'échappa (Ml t'sialad.inl une ft'iiùlre en se laissant ton)l>er sur le gazon de vingt pieds de hauteur: il se blessa à la jambe, ee qui ne l'em piVha pas de se rendre à Home. Son arrivée à la cour du Sainl-Père fil refuser au cardinal Mazarin la raliiicalionqu il demandait, et Paris resta privé de son archevêque qui menait une vie joyeuse , exemple de devoirs et même de bienséance. Toutefois, et après de nombreux |M)urparlers . Uelz compris toute I inutihlé d une résistance qui le laissait dans I exil, dépouillé de tous ses biens : aux messages pressans du cardinal Mazarin , cjui tenait a faire cesser le schisme qui s était élevé au sein du cierge a Toccasion de remprisonnrment du coadjuteur , Retz répondit par un traité qui ne contenait pas moin> de vin^a-six articles ; on le lui renvova eorriué et r«msid<raLlemeiit
diminué, ce qui ne Tempêcha pas d'élever de nouvelles prétenlions qui eurent le même sort que les précédentes. Enfin , il finit par transiger avec la cour de France, qui lui donna, en échange de son archevêché , de bonnes abbayes dont les revenus l'aidèrent à payer ses dettes et à vivre fastueusement en Lorraine , où il avait fixé sa demeure.
Après avoir gagné et perdu des batailles, Condé, las de faire la guerre, se remit aux mains de don Louis deHarc, ambassadeur plénipotentiaire du roi d'Espagne et son premier ministre, qui était chargé de négocier avec le cardinal Mazarin le mariage de Marie-Thérèse d'Autriche avec Louis XIV et la conclusion de la paix ; la rentrée en France dn prince de Condé, et l'annulation de ja sentence portée contre lui étaient les deux principales questions qui furent d'abord agitées par les négociateurs. Le cardinal Mazarin se montra inexorable à l'égard du prince rebelle qui devait s'attendre à n'être rien à la cour, tant