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voyant l'audace primesaulière de leur chef, ne s'occupaient que de son danger, oubliant la mort à laquelle ils allaient eux-mêmes s'exposer quelques instants après. ,
Il est vrai de reconnaître que Pierre courait le plus grand péril; il s'attaquait à l'inconnu, peut-être à l'insuffisant; et dans ce cas, quelle que fût son adresse, c'en était fait de lui.
Que les lianes ne fussent point assez vigoureusement entrelacées pour supporter le poids de son corps, et £ nul pouvoir, nul secours humain n'était capable de le tirer de là. ^
Les aventuriers n'avaient qu'à "
suivre.
Celait déjà beaucoup !
Aux premiers efforts de Pierre, à la suite de son premier élan, les lianes Jléchirent.
Quelques-unes d'entre elles craquèrent et se séparèrent. D'autres firent mine de s'affaisser" de se disjoindre également sous le poids du hardi coureur des bois.
Ses compagnons ne respiraient pas»
Il disparut!
Anxiété horrible.
On n'entendit plus rien! plus de bruit dans le feuillage ! Plus ■d'oscillation dans les entrelacements des lianes ! On le crut perdu.
Les gambucinos se regardaient déjà douloureusement, se demandant quel parti ils allaient prendre, quand un signal lancé
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