‹ Le Roi des Placères d'orChapitre 51 sur 75 · VIT · texte numérisé non relu

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ressanle et qui, nous l'espérons, né tardera pas à. être définitivement tranchée.

Voici, autant que je puis me le rappeler après tant d'années, ce que dit le licencié don Pablo Vanegas :

— Dans le dialogue à Crisias, Platon rapporte que Solon lui raconta certains faits extraordinaires qu'il prétendait tenir de la. bouche même des prêtres égyptiens qui T'instruisaient. |£y Ces prêtres, assurait-il, lui avaient narré l'invasion de la Libye

et de l'Egypte par de puissantes armées venues de l'Atlantide à une époque assez reculée; ils lui avaient décrit la civilisation ||v avancée de ces conquérants allantes; leur puissance maritime,

|r leurs arts, leurs monuments, leur système de canaux, etc.; ils

1|; : avaient fait plus, ils lui avaient indiqué la position exacte de cette

|t terre des Allantes, et ils lui avaient appris à la suite de quel cala-

|;| clysme terrible elle avait été engloutie à jamais.

Toujours d'après les dires de ces mêmes prêtres égyptiens,

Solon signala à Platon, derrière T Atlantide, qui était située en

j|j ; lace de l'Espagne et de l'Afrique, les îles que nous nommons

aujourd'hui Antilles, et au delà de ces îles, il signala la grande terre, c'est-à-dire Y Amérique; enfin Solon ajouta que derrière ce vaste continent se trouvait la grande mer, c'est-à-dire ï océan Pacifique. ...

Il est impossible d'être plus précis, et surtout plus exact. |t II est aujourd'hui prouvé que ces renseignements, remontant

à plus de dixsniille ans, sont rigoureusement vrais; que la race Rouge imbérbey*xle ; raiicien et du nouveau continent, appartient à la même: touche ;:qî:TD>.!sesmœurs ; son système de canaux, ses arts, ses mohuments.s&frt les mêmes. '. . .

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Lorsque Ton visite les ruines immenses des villes qui dorment de l'éternel sommeil, ensevelies sous les colossales ramures des forêts vierges, on retrouve tous les monuments de l'Atlantide, décrits par Platon, et que les colonies.de ce peuple mystérieux laissèrent en Egypte lors de leur invasion; même style de construction, même pose raide, même profil des statues, partout le lotus et la croix des Egyptiens ou plutôt des Atlantes.

Les Phéniciens, après la disparition des Atlantes, n'osant se hasarder à travers l'océan Atlantique, qui, d'après la tradition ancienne, était encore innavigable à cause du cataclysme effroyable qui Pavait complètement bouleversé, suivaient le littoral des Gaules pour se rendre en Islande, et de là ils passaient en Amérique, oïl ils créèrent une nouvelle civilisation et élevèrent de superbes monuments, dont on admire les ruines encore imposantes.

Les Mogols, les Celtes, les Carthaginois et les Juifs euxmêmes ont laissé tour à tour sur celte terre un mélange de leurs

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types, de leurs coutumes et surtout de leurs religions, fort appréciable encore aujourd'hui.

Lorsque les Carthaginois, à leur tour, s'emparèrent de la suprématie de la mer, ils bloquèrent, la Méditerranée afin d'empêcher les autres peuples de commercer avec leurs colonies américaines;

plus tard, ces colonies trop puissantes, commençant à porter om- y|

brage à la métropole, un décret défendit sous peine de mort, à qui que ce fût, de passer dans ces colonies ou d'en révéler le chemin.

|§ Ce décret existe encore.

C'est à partir de ce décret, si bien dans le caractère de ce

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peuple avide, soupçonneux et jaloux, que l' existence du grand continent transatlantique commença à s'oublie] 1 , ainsi que la roule qui y conduisait: le silence se fit autour de lui; Cartilage tomba, et l'Amérique, complètement oubliée dès lors, retourna peu à peu ■à la barbarie, faute de communications périodiques établies avec les autres nations civilisées du globe.

L'isolement la tua.

Pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne, des explorateurs partis de la Scandinavie, de l'île de Thulé — l'Islande — débarquèrent à diverses époques sur plusieurs points de l'Amérique du Nord, particulièrement sur la côte où plus tard devait ■s' élever la ville de Boston; ces explorateurs fondèrent des colonies, établirent des Evêchés dépendant de l'Islande; plus tard, pour des raisons demeurées inconnues, ces colonies furent abandonnées.. Tous ces faits sont aujourd'hui prouvés d'une manière irrécusable.

Christophe Colomb, lorsqu'il partit de Palos de Moghers pour son premier voyage d'exploration, allait, non pas à la découverte d'un nouveau continent, mais, ce qui n'est pas du tout la même chose, à la recherche dans l'Extrême- Orient d'un chemin plus direct, et par conséquent plus court, pour se rendre aux Indes orientales; quand il. aperçut la terre, il se crut arrivé au point qu'il cherchait, et imposa à ce nouveau pays le nom significatif des Indes occidentales, nom qui fui conservé par les Espagnols; aujourd'hui encore, les aborigènes de l'Amérique sont connus sous la dénomination générique d'Indiens, dénomination essentiellement absurde, mais qui, peut-être précisément à cause de cela, a prévalu.

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Christophe Colomb n'a donc pas découvert l'Amérique, il n'a fait que la retrouver; mais, à défaut de cette découverte, il reste à ce grand homme la gloire immense d'avoir été ; sous l'impulsion de son puissant génie, le premier navigateur des temps modernes à reprendre, à travers F Atlantique, la roule mystérieuse si longtemps perdue d'un continent perdu el colonisé par les peuples de l'antiquité .

Ce qui précède explique complètement comment les Espagnols, lorsqu'ils tentèrent leurs premiers essais de civilisation, de colonisation et d'établissement en Amérique, se heurtèrent, à leur grande surprise, eux qui croyaient n'avoir affaire qu'à des sauvages abrutis par la barbarie, à quatre puissantes nations, dont la

civilisation était non seulement égale

à la leur, bien que clans des conditions diamétralement opposées,

mais encore la surpassaient sur beaucoup de points.

Cette disparité se conçoit facilement, elle était logique et devait exister, voici pourquoi : Les Espagnols, issus des Barbares qui avaient détruit et fait presque complètement disparaître la grande civilisation antique, créaient avec les nouveaux peuples du vieux continent, sans en avoir même conscience, une civilisation moderne, spiritualiste, reposant, par conséquent, sur des bases diamétralement opposées à celles de l'ancienne; les Américains, au contraire, colonisés pacifiquement par plusieurs peuples diffé-

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