‹ Le Roi des Placères d'orChapitre 64 sur 75 · LV · texte numérisé non relu

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— Qu'est-ce que cela signifie ? se demandait don Anselme à part lui, est-ce une momerie exécutée pour nous effrayer ?

Au même instant, femme, démon ou spectre, la singulière apparition, tout en continuant son galop infernal, cria à plusieurs reprises, d'une voix qui n'avait rien d'humain.

— Veillez ! veillez ! les voici, les démons des nuits, les rouges féroces et les blancs cruels qui égorgent les enfants et les femmes ! Les voici ! les voici ! ils \ arrivent ! veillez ! veillez !

Le cheval fit un brusque crochet, prit un nouvel élan, changea de direction, et ne larda pas à disparaître dans les hautes herbes.

Cependant la voix continuait à se faire entendre, elle arrivait distincte aux oreilles des défenseurs de la maison de poste.

— C'est une pauvre folle, murmura don Fabricio en soupirant.

Don Anselme, dont les regards étaient obstinément restés fixés sur la plaine, maintenant éclairée par la lune, dit tout à coup d'une voix contenue, mais qui fut parfaitement entendue de tous les défenseurs du rempart.

— Attention ! quelle que soit cette femme, elle ne nous a pas trompés, regardez, voici l'ennemi !

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En effet, une masse noire et compacte s'avançait rapidement yers la maison.

La voix, comme un écho mourant, cria à deux reprises :

— • Les voici ! les voici ! veillez ! veillez !

Ce fut tout.

Le silence ne fut plus troublé que par le galop rapide d'une troupe nombreuse de chevaux dont les pieds faisaient trembler la terre sous leurs pas pressés.

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