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SCÈNE IV

SYLVANA, DEGLI FORTUNATI.

FORTUNATI

Vous avez désiré me parler en tête-à-tête signora!.. J'ose espérer qu’à l'avenir,

vous aurez pour moi, de meilleurs sentiments que ceux du passé.

LE ROI DES TÉNÈBRES 1j:

SYLVANA.

Ne vous hâtez pas trop de vous réjouir monseigneur !.... C'est de la peine que je vais peut-être, vous causer !..

FORTUNATI

De la peine !.. Oh ! Signora !.. je me doute un peu de ce dont vous allez me parler. Cependant, j'aime à vous prévenir. Je suis égoïste, et la peine me venant de vous, j'avoue qu’elle me sera moins cruelle !

SYLVANA, d part.

Si je pouvais l’attendrir ! (Æaué). Je bénis l’occasion qui me permet de vous parler seul à seul.

FORTUNATI

Alors vous avez raison, vous voulez me faire de la peine puisque vous bénissez le hasard de m'avoir rencontré, quand vous me fuyez !.. Vous avez raison, si vous êtes contente, c’est parce que vous voulez me causer quelque chose de désagréable.

SYLVANA.

Monseigneur !.. Je nv crois pas vous offenser en vor’; disant que j'ai eu foi, confiance en votre loyauté et.... er : otre honneur de gentilhomme

FORTUNATI

Ma loyauté !.. Parlez, signora, expliquez-vous !.

SYLVANA, suppliante.

Ecoutez-moi ! .. Vous avez un beau nom, une grande fortune, une position brillante!.. Vous êtes gouverneur de Florznce, aussi .... quelle femme ne serait pas contente, heureuse de partager vos honneurs !

FORTUNATI

J'en connais une pourtant qui les refuse ces honneurs. Et cette femme...

SYLVANA, l’inlerrompant.

Mais c’est parce que mon cœur, s’est déjà donné à un autre !.. C’est pour cela que je vous prie d’être indulgent.

FORTUNATI, 72ant.

Oh ! Indulgent !....

SYLVANA, suppliante.

Ne vous moquez pas de moi : ce serait trop cruel !.. Je suis bien simple, bien naïve, cependant, je sais très bien que vous ne voudriez pas d’un cœur qui n’irait pas vers le vôtre, qui ne battrait pas à l'unisson

FORTUNATI

Pardonnez signora, quand on aime bien, on espère qu'avec le temps....

LE ROI DES TÉNÈBRES 133 SYLVANA, vivement,

Ah ! Monseigneur !..Je vous en conjuré, renoncez à ce mariage, c’est une amie qui vous implore.

FORTUNATI, à part.

Comme elle est jolie ainsi !

SYLVANA.

Vous vous taisez. ... Ah!....Je devine, vous ferez ce que je vous demande, vous renoncerez à moi! Ah! Monseigneur... Soyez béni pour ce bonheur que vous me donnez !.. Je suis si heureuse que malgré moi, mes yeux se remplissent de larmes de reconnaissance ! (£lle pleure).

FORTUNATI

Ma foi ! elle est charmante quand elle pleure !.. Quand elle implore.

SYLVANA.

Eh bien !.. Monseigneur ?..

FORTUNATI

Sylvana ! Le sacrifice que vous me demandez est au-dessus de mes forces! Je vous aime trop pour renoncer ainsi à vous. Si vous saviez quelle passion vous avez fait naître dans mon cœur !....

SYLVANA, suppliante.

Monseigneur ?....

ps FSU

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