SCÈNE V
Les mêmes, plus Sylvana.
ANGELO, l’apercevant.
La voici, comme elle est belle !
mené.
ne pas dieuse.
fblouista vue.
eux, je ji je les oits où in rève t pure»
, Elle lle est que je lle est rtisan, mourir
ylvana, eillage,
LE ROI DES TÉNÈBRES LUCIFERO, au fond, souriant.
Elle ! enfin!
ANGELO, dans une extase.
C'est Sylvana, ma bien aimée !— Comme je l'aime !
Il me semble voir murmurer ses lèvres,
mais je n'entends pas les sons de sa voix. à
SYLVANA, 5e croyant seule, ne voyant pas Angelo.
Ah! comme je suis malheureuse !....
ANGELO, ravi.
| Elle vient de parler, que sa voix est douce à entendre. ;
SYLVANA, éristement.
Pourquoi faut-il que je sois si riche et toi si Pauvre ? Ah ! tu ne sauras jamais à quel point je t'aime !....
ANGELO
Ses lèvres murmurent des paroles d'amour ! Heureux le mortel qu’elle aime !
SYLVANA, avec amour.
Angelo!...,.
ANGELO, é/onné.
Comment! C’est mon nom qu'elle prononce!....
Bel Angelo, comme je serais contente, si tu pouvais deviner la tendresse que j'ai pour toi.
LUCIFERO, souriant.
Très bien!... Très bien!....
ANGELO, avec jote.
Comment! C'est moi qu'elle dit aimer!....Oh!
non, c'est un rêve !.... Elle en aime un autre du même nom que moi. Dois-je lui parler ?... lui répondre ?... él je ne sais que faire, je suis timide, lorsqu'il s’agit de || causer d'amour, mes paroles s'embrouillent et je n’ai | | plus d’éloquence !... . Elle rève encore....écoutons.... ] peut-être !....
| | SYLVANA.
<E Pauvre horloger travaillant 1! puisses-tu ignorer toujours, des Altoviti !
Pour gagner ta vie, que tu étais aimé par la fille
ANGELO, vivement.
Plus de doute, Si j'osais. ...
c'est moi qu’elle aime, 6 bonheur !
LUCIFERO, {enfateur.
ANGELO, répondant à sa pensée.
Oui, je veux en avoir, du Courage, (Æaur.) C'est donc bien vrai, que tu m’aimes Sylvana ?
SYLVANA, effrayée,
ouvais Ciel!... -qu'entends-je !... cette voix..
ANGELO
C'est moi, Angelo, qui te parle !
SYLVANA, inquiète en l'apercevant. ét
Alors!....vous avez entendu...
n'est-ce pas ?
*.ce que je disais,
FR: ANGELO
zit de e n'ai Regrettes-tu déjà, d'avoir confié un secret, à la 5. brise qui passait ; secret qui m'a donné le bonheur, que j'ai surpris, non pour le divulguer, mais Pour l'enfermer : au plus profond de mon cœur.
| vie, SYLVANA.
a fille ; ; : k Je ne regrette rien, mais....je voudrais bien avoir été moins franche, je voudrais être capable de nier l’aveu que vous avez surpris.
eur ! ANGELO, suppliant. Sylvana !... . Accorde-moi, une faveur ?....
SYLVANA.
Qu'est-ce donc ?.... Bel Angelo !
… ANGELO
Quitte tes appartements et viens près de moi,
Je ne sais si je le dois. Puis, j'ai peur d'être sur prise par mon père !
ANGELO
J'ai tant de choses à te dire... ne crains pas, nou: serons prudents.
| SYLVANA.
| - Eh bien!..,,.. Attends-moi, je vais descendre.
( Elle disparait du balcon. ) ill LUCIFERO, rzant.
| | Ah! Ah! Ah! Bravo!.... Ils vont très bien. ANGELO, avec jote.
Elle va venir. J'éprouve à cette pensée, un bonheur si doux que...... je crois vivre dans un rêve. ( Sylvana apparaît sur le seuil de la porte de droite ! elle
regarde partout). La voir ainsi, semblable à un sylphe ! N'est-elle pas mille fois adorable ?
SYLVANA, éimidement.
Je suis bien imprudente.... et.... c'est bien mal ce que je fais là ?
ANGELO, amoureusement.,
Mais non, ma Syivana !
LUCIFERO, riant.
Ça va bien!....
Très bien, tre sur-
SYLVANA, s'éloignant un peu.
De la prudence Angelo, et, dites moi, que voulez
vous ?.... Dites vite, car je crains l'arrivée subite, 38, NOUS E de mon père !
ANGELO
Tu m'aimes ?....
cendre. SYLVANA.
En doutez-vous ?....
ANGELO
en. Douter !.... Eh bien! oui, je doute. Tu es si belle, que je crois vivre dans un songe, lorsque je te vois auprès de moi. Toi, m'aimer ! mais c'est la réalisation de mes désirs les plus intimes ; car depuis longn bon-E temps, tu es la reine de mes pensées. Pour toi je 1 rêve. E donnerais ma vie. Mais... j'ai peur que tu ne sois te ! elleR cruelle comme ces femmes qui passent coquettes et ylphe !E parées, qui donnent leur cœur, pour le reprendre le lendemain et le donner à un autre.
SYLVANA, avec reproche.
n mal Avez-vous si peu confiance en moi, Angelo ?...,
ANGELO, avec ardeu-
Je te fais déjà des reproches, non, tu n'es pas semblable aux autres, j'étais fou en parlant ainsi. C’est
que, vois-tu,.... je sais que le bonheur est bien fra gile ! je suis un enfant encore, je n’ai connu que le: caresses d’une mère, noble et sainte femme, qui vit de mon travail. Mais, par ses caresses, j'ai entrevu, ce que pouvait être le cœur d’une femme, ce que devaient être, les tendresses d’une épouse, Tout à l'heuré, te croyant seule, tu as dit que tu m'aimais ; réfléchis sé. rieusement avant de t'engager ; Car, si ton aveu n’était
pas sincère et que je l’apprisse plus tard, j'en souffrirais beaucoup.
» POur que tu consen-
el Ton amour est-il assez grand I! L riche et noble, malgré que
tes à devenir ma femme, toi, je sois pauvre et sans titre ?
SYLVANA, attristée.
Vous me faites de la peine,
Car vos doutes, vos Soupçons sont injustes,
ANGELO
Pardonne, si j'ai blessé ton cœur, Savoir si tu abandonnerais Pour moi, une existence de Plaisirs et de fêtes. Ce palais enchanteur, cette cour fastueuse où tu planes comme un astre divin ; pour Partager le sort du petit horloger, qui ne peut t'offrir qu'une maison en ruines et la misère. Allons réponds franchement! Ma vie, décidera de cette réponse.
c'est que je veux
LUCIFERO, /enfateur.
Allons donc !
SYLVANA.
Soyez heureux ! Angelo !
je vous aime assez pour
ien fraque les ii vit de revu, ce levaient uré, te his sé- | n'était iffrirais
être capable des plus grands sacrifices. J'étais tout-4-
l'heure sincère! Cependant, je dois vous prévenir d’une chose.
ANGELO
Je t'écoute !
SYLVANA.
Vous me parliez, il y a un moment, de votre mère ! Moi non plus, je ne suis pas seule, je vis avec mon père, hélas ! je n’ai plus de mère,.... elle est morte en me donnant le jour, et peut-être parcequ'elle me le donnait. C’est de mon père que je veux vous parler! Depuis ma plus tendre enfance, il a su m’entourer de soins et de tendresses. Lui dire ainsi que je vous aime, sans aucune préparation, ce serait nous attirer tous deux sa colère et sa malédiction. Car, noble de la plus haute lignée, il est un de ces hommes qui ne souffrent pas de mésalliance ; il est esclave de ces sots préjugés, que je méprise et qu’il met au rang même de l'honneur.
Onsenrré que