LOI
— Eh oui, !<>n amoureux! Tu sais I » i » • 1 1 <lc qui je \ en \ parler, petite futée? Tu aei (i. qc oublié le lieutenant Del mas, L'officier
d'onl uncc a [jefebvre?
Lieuteuanl ! murmura Louis. Moi ans si je deviendrai lieutenant, ei pas dana Longtemps encore.
Qu'est ce que i u marmot tes? demanda l;i générale.
Je «lis que je serai lieutenant aussi un Jour, ci peul ci ce mieux que cela !
— Attende donc qu'il te pousse des mous taches blanc-bec! ma parole! il n'y a plus d'enfants ù cel te heure.
El traversant la boutique:
— La mère Gervais est là-haut? reprit la générale.
—Oui, citoyenne, je vais La faire prévev 11 i i- ! dii vivement Rose.
— Inutile, petite, ne la dérange pus. Je vais la surprendre.
El madame Lefebvre, qui connaissait parfaitement les cires du logis, grimpa Lesicineni l'escalier en colimaçon communiquanl avec le premier étage. Madame Gervais était dans sa chambre, occupée à ranger du linge :
— Bonjour, mère Gervais! dit la citoyenne Lefebvre eu ouvrant la porte.
— Votre servante, citoyenne générale, répondit la marchande en s'avançant vers sa vsileuse.
— Tu ne sais pas ce que je viens de voir en bas?
— Où? dans la rue?
— Non! dans la boutique! Cherche un peu :
— Quoi donc?
— Ton freluquet de sergent-major qui embrassait la jolie mignonne!
— Hein? quoi? fit madame Gervais.
— Ne te fâche pas, la mère! C'était frx i ternellement qu'ils s'embrassaient, ces enfants.
— N'importe! je ne veux pas que Rose. . .
— Epouse le petit Niorres quand l'enfant sera colonel?
— Comment? que voulez-vous dire?
— Je veux dire, reprit madame Lefebvre en se prélassant dans un fauteuil, que je ne suis pas plus bête qu'une autre et qu'avec mon air de n'y pas toucher, je vois clair quand les autres ont la berlue. Veux-tu que je te dise une nouvelle? Louis et Rose
oui n n grain L'un pour L'autre. Lis ae s'en doutent pa eulement eux-mêmes, Les paru enfanl s, ei celui qui les avert irail les surprendrait joliment, mais 'j'ai remarqué, j'ai vu ! I is commencent à s'aimer, et il nous Les Laissons faire, dans quinze jours ils s'aimeront tout à fait !
Mais il ne faut pas l< lais ïer faire ! dit \ ivement madame ( terrais.
— Pourquoi ça?
— 'Ma pauvre Rose séduite !
— Ta! ta! ta! il ne s'agit pas de séduct ion, mais d'épousailles !
— Mais .M. de Niorres est trop jeune pour Rose!
— Deux ans de moins qu'elle, ce n'est pas une affaire. Et puis il ne s'agit pas de Les marier tout de suite: il faut que le j»<-t it, ait des moustaches et un beau grade! Enfin, on verra, j'ai mon idée! d'en parlerai a madame Bonaparte.