‹ Le roi du bagneChapitre 18 sur 243 · I .i ces crimes "in été accomplis · texte numérisé non relu

I .i ces crimes "in été accomplis

I tans l'a nuit d'avant hier.

I I y h deux aultfl écouléi - depuis, alors? Sans doute.

\i ni, mon général.

\li ça ! reprit Berthier en regardant Maurice, est-ce que vous connaissiez quel- • qu'un ;i la ferme aux < Jhats I [uai

Maurice devint cramoisi, mais if répondit d'une voix assez ferme:

— N<»n, mon général.

l'n silence suii it cet échange de paroles. Berthier semblait réfléchir profondément.

Maurice, en proie à une anxiété extrême qu'il ne pouvait dissimuler, paraissa i | .i défaillir. Rassemblant ses forces, il fit un pas vers le chef d'état-major.

—Mon général, dit-il d'une voix tremblante, j'ai nue grâce à solliciter de cous.

— Laquelle? demanda Berthier.

— Une permission de huit jours.

— Une permission! répéta Berthier.

— Oui, mon générai.

— Allons donc, vous n'y pensez pUs*!

— Mais. . .

— Cela est impossible!

— Impossible?

— Certes? Nous attendons le général en chef d'un moment à l'autre, vous le savez b en. Le général Bonaparte peut arriver demain, aujourd'hui, dans une heure, dans cinq minutes. Il faut que l'état-major soit au complet pour lui être présenté. Après sa venue, ]e pourrai peut-être vous accorder vingt-quatre heures, mais jusque là pas une seconde !

— Mon général, je vous en prie! balbutia Maurice.

— Impossible, vous dis-je? n'insistez pas!

— Mou général, il le faut !

-Non. "

— Mon général, il s'agit peut-être de la vie.

—Il s'agit du devoir, lieutenant! dit Berthier d'une voix rude. Le devoir avant tour, avant la vie!

— Assez, je ne vous accorde pas une heure!

— Mon général, dit Maurice, dont les yen < étincelaient, il me faut cette permission; i vous me la refusez . . .

— Eh bien? interrompit brusquement Berthier.

LE TAMBOUR DE LA 32e DEMI-BRIGADE

— Je la prendrai! murmura Maurice.

Berthier formula un juron énergique.

— Citoyen lieutenant! s'écria-t-il songezvous à ce que vous dites? Vous manquez le respect à votre supérieur?

— Mon général, je vous aime et je suis bon soldat! dit Maurice en se redressant.

— Je le sais! Aussi veux-je bien mettre vos paroles sur le compte d'un accès de folie causé par la fatigue. Mais comme vous" avez besoin de repos pour vous remettre, vous allez vous rendre dans votre chambre et vous y resterez aux arrêts durant vingtquatre heures!

— 'Mon général . . .

— Allez ! dit Berthier avec un geste impératif. Toute nouvelle insistance serait un manque au respect que vous me devez. Vous ne quitterez les arrêts qu'à l'arrivée du général Bonaparte. Je ne veux pas qu'il trouve puni un officier comme vous. Allez !

Maurice s'inclina et sortit en trébuchant. Le malheureux avait le cœur rongé par le désespoir. Obéissant néanmoins avec cette conscience du soldat pour l'ordre reçu, il traversa la salle du conseil et, gravissant l'escalier, il se dirigea vers une petite chambre située sous les combles et qui était sa demeure depuis l'installation dans la maison du chef d'état'-major. Au moment où il posait le pied dans cette petite pièce, réduit plus que modeste, un sanglot rauque lui déchira la gorge:

— Lucile ! Lucile ! balbutia-t-il ; tandis que des larmes lui brûlaient les paupières.

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