I.K TAMBOUR DE LA 3 !i DBM1 BRIGADE
donc, mon pénéral? Qu'est il arrivé à la ferme?
— Comment, vous ne savez pas? dil Ber
tliicr ;i\ «•(■ emnneiiieiil.
Non, mon général! Qu'est-ce donc?
Qu'est i! arrivé?
Eh bien ! la ferme aux < 'luis l [uants •} été ;n toquée, il \ a deu \ nuis, par nue troupe de malfaiteurs, e1 tous ceux qui l'ha bitaient ont été assassinés,
Assassines! s'écria Maurice.
Bn prononçanl ce mot, il avail fait nu mouvemenl tellemenl brusique que le - Bur lequel il était assis alla rouler au loin. Berthier leva les yeux, Maurice était plus pâle qu'un cadavre. Sa bouche contractée était livide, ses joncs crcnsccs. ses regards fixes et ardents, les veines de son front gonflées et radies comme des cordes.
— Qu'avez-vous donc, lieutenant? dit Berthier avec surprise.
Maurice fil un effort pour parler, mais il ne put parvenir à formuler un son. Enfin, surmontant l'émotion extraordinaire et terrible qui s'était emparé de lui.
— Mon général, dit-il d'une voix rauque, quels sont ceux qui ont été assassinés à la ferme aux Cnats-Huants?
— Pardieu! répondit Berthier, ceux qui l'habitaient, je vous l'ai dit.
— Mais ceux-là^ . . quels étaient-ils?
— Eh bien! le fermier Abboli, sa femme et leur garçon.
—Et puis?
— C'est tout.
— C'est tout? répéta Maurice d'une voix stridente.
— Mais oui. C'est bien assez, je suppose!
Maurice tenaillait la poignée de son sabre.
— Mon général, reprit-il, les autres habitants de la ferme?.'. .
— Il n'y en avait pas d'autres heureusement.
— Pas d'autres?
— Mais non!
— Vous en êtes sûr?
— Parfaitement sûr!
Un soupir de soulagement se dégagea comme un râle sourd de la poitrine du lieutenant,
— Ainsi, reprit-il, on a trouvé assassiné qu" Aibboli, sa femme et son garçon, et pas d'autre personne?
Aucune aul re, je vont ir répète.