‹ Le roi du bagneChapitre 212 sur 243 · FONTENAY - SOUS - BOIS · texte numérisé non relu

FONTENAY - SOUS - BOIS

"En allant le Vincennes à Xogent-sur-Marne, en suivant la nouvelle route qui a à peu près le tracé de l'ancienne, on laisse à gauche une charmante partie de bois, admirablement plantée et d'une végétation attestant une belle qualité de sol.

C'est derrière cette belle futaie que se dresse en amphithéâtre le petit village de Fontenay-sous- Bois, illustré par le séjour qu'y fit jadis Dalavrac le coni| ositeur.

En 1799, le bois de Vincennes et ses alentours étaient loin, bien loin de ressembler à ce qu'ils sont aujourd'hui, depuis que le bois est devenu parc anglais et que les villages environnants se sont transformés en réunion de villas attrayantes. Il y a soixante-deux ans, le pare était une véritable forêt, fort mal hantée, ayant une réputation plus qu'équivoque: on prétendait que certaines bandes de chauffeurs, ayant pour but l'exploitation de cette partie du département, avaient établi leur campement au milieu du bois. Quant aux villages de Xogent-sur-Marne et de Fontenaysous-Bois, ils offraient le plus triste coup d'oeil. Deux ou trois belles et vastes propriétés, ruinées, saccagées, aux plantations ravagées, aux constructions à demi en ruines, témoignages de l'antique splendeur des seigneurs du précédent régime, s'étendaient désertes et silencieuses, incultes et désolées. Tout autour se groupaient de pauvres chaumières, de misérables demeures avoisinant ces prairies maigres et étiolées qui forment la campagne des environs de Paris.

Le soir où nous avons assisté au départ de Jacquet et de ses compagnons, et où nous venons de passer quelques instants dans l'hôtel du général Bonaparte, un homme, monté sur un bon cheval normand, galopait sur la route de Vincennes et,,

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Le lune venail de e lever et, é< lairanl la route, ■lie éclairai! aussi de i raj on le \ : âge du cavalier, qui n'était aul re 'i1"' '•' comte d'Adoré.

Le \ ieillard 3e tenail merveilleusement es Belle

en dépil de déjà avi ■. et il conduit

monture on cavalier con né. 8'engageant dans

]m route de \ ut. il ue ralentissait pas l'allure

de bod cheval qu'il maintenait a mi bon galop de chasse. Le l«>i> était absolument déseri et silenaieus <•! plongé dans d'obscures ténèbres que ne parvenaienl pas à dissiper les faibles rayonnements ili' l'asl re des auits. . .

Arrivé à la hauteur de l'endroil où la roui bifurque pour s'élancer à droite vers Saint-Maur cl en face vers logent, le cavalier tourna brusquement à gauche, abandonnant la grande route, et courut sous bois en suivant un petit sentier.

Ce sent ici- aboutissait à l'entrée de Fontenaysous-Bois que M. d'Adoré atteignit .-ans avoir l'ait le plus vulgaire rencontre. Arrivé aux premières maisons «lu village, le cavalier mit sa monture au pas.

Il gravit lentement cette rue montueuse qui existait alors aussi el qui se nommait déjà la rue du parc, par le motif qu'elle longeait à cette époque (.'enclos du grand parc du ci-devant seigneur de Fontenay.

M. d'Adoré contourna cette immense propriété et atteignit le sommet de la colline sur le versant elo laquelle est bâti Fontenay, là où s'élève aujourd'hui le fort de Nogent-sur-Marne.

l'n peu sur la gauche de l'endroit où se dressa ce fort, longeant la route qui descend vers la Marne, s'étendaient à cette époque de vastes terrains bien cultivés et qui indiquaient, de la part de leurs propriétaires, une exploitation active et bien enh mluc. Ces terrains, ensemencés de légumes, de blés, de toute espèce de racines, entouraient de vas; es bâtiments construits sur le modèle de ceux des fermes de grande importance. Il y avait là les étables. les granges, les écuries, les remises, tout ce qui constitue un établissement agricole de première valeur.

Au centre des communs se dressait un bâtiment plus élevé, plus élégant et qui devait être l'habitation principale des maîtres ou des fermiers.

Tue grande cour, formée par ce corps de logis et les bâtiments des écuries et des granges, s'ouvrait en face de l'habitation principale. Un mur bas. percé à son centre par une grande porte char-

retière, fermait le

contenait di - moi paille et de fu

une charrette étail dans un an i-t ru ment - aratoi

< tu i omprenait, en contemplant que le travail nterrompu que par la

nhute du jour, et «pie «!• .

abritées par les toitures de chaume, dan grands bâtiment- aux

avoir toute une population laboi act ive qui

attendait le chant du coq pour se remettre au travail.

M. d'Adoré était arrivé en face de cette lu-lie ferme à l'aspect placide et doux : forçant son cheval à quitter la route, il lui lit BauteT un pet ' .-é. et le lançant but une pièce de terre fraîchement remuée, ce qui rendait la course pénible, il galopa en droite ligne vers l'habitation principe soucier de chercher un -entier frayé.

I oinie atteignit 1" mur de la cour et il mit

pied à terre. Aussitôt un aboiement terrib icntit de l'autre côté de la porte en face de laquelle -e tenait M. d'Adoré, et cet aboiement fut m\ même instant de quatre ou cinq côtés différent-.

— Allons, allons, César! tu ne reconnais pas les amis? dit le comte.

Le formidable aboiement cessa brusquement et un grognement sourd, aimable, amical, lui succéda ; puis un souffle puissant passa sous le jour da pied de la porte.

— Oui, oui. César! c'est moi. et j'ai du pain pour toi dan- ma poche! disait le comte en réun -es forces pour faire tourner l'énorme anneau de la serrure.

Enfin la barre se leva, le comte poussa, et la porte s'entr'ouvrant. il entra dans la cour, tirant après lui son cheval qu'il tenait par la bride.

l'n gigantesque bouledogue, l'un de ces chien? de garde qui attaqueraient au besoin la panthère et le tigre, se dressa sur ses pattes de derrière, montrant un collier tout hérissé de clous acérés et se livrant aux démonstrations les plus passionnées.

M. d'Adoré passant ses rênes dans la main gauche caressa le dogue de la main droite. Alors l'animal, heureux de ce témoignage de tendresse, tourna sur lui-même et s'élança, décrivant bonds sur bonds, avec des hurlements joyeux. Pui.- il revint vers le comte, se roula à ses pieds, reçut encore une caresse et recommença le même manège. On eût dit qu'il faisait les honneurs de la ferme

ci qu'il invitait Le visiteur à L'accompagner jusqu'au corps à principal.

M. d'Adoré avait réfermé la porte, et, tenant toujours son cheval par la bride, il s'avançail suivant Césai qui gambadai! avec des élans furieux. An moment où le comte atteignait à la moitié de la cour, trois autres hurlements retentirent, et, 'le trois côtés différents, se précipitèrenl trois nouveaux chiens tout aussi puissants que le premier. Deux de ces trois chiens étaienl exactement semblables à César, ils étaient île la même race, mais un peu moins gros cependant. A la Eaçon doni il- s'approchèrent en regardant César du coin de l'oeil, il était facile de voir qu'ils reconnaisl1 La suprématie du formidable bouledogue. Il- semblaient lui demander la permission d'aller souhaiter la bienvenue au visiteur.

César ne se préoccupait pas le moins du monde leus chiens; toute son attention était concentrée sur 1'.' troisième: celui-là n'était pas de même race, c'était l'un de ces lévriers à poils ras, à reins de fer, à membres d'acier, à dents de diamant, qui. aux colonies d'Amérique, ne reculent devant aucun animal; qui triomphent de la panthère et qui tombent en arrêt devant le serpent à sonnettes, qu'ils broient d'un coup de mâchoire. Ce lévrier était énorme et son aspect véritablement imposant.

En voyant M. d'Adoré, le lévrier s'était rué comme un fou, témoignant sa joie par des sauts prodigieux. César avait poussé un grognement sourd et jaloux, son poil s'était hérissé et ses lè- • is s'étaient relevées avec un rictus effrayant. An grognement du bouledogue, le lévrier s'était é et était demeuré les pattes de devant tendues. Le corps replié en arrière, l'oeil fixe et comme lançant à César un regard d'audacieux défi.

— Eh bien! César i Eh bien! Coumâ ! dit le comte d'une voix menaçante et en se plaçant entre les cbiens. Voulez-vous!...

En ce moment, une fenêtre du rez-de-chaussée de L'habitation s'ouvrait et une tête d'homme apparaissait éclairée par la lueur d'une lampe qu'une main avançait dans la cour. César s'élança d'un bond et courut avec les deux autre- bouledogues danc la direction de cette fenêtre.

Le lévrier ne quitta pas M. d'Adoré qu'il paraissait dévorer des yeux:

— Oui. Coumâ. lui dit le comte, ta maîtresse m'a dit de te caresser pour elle. Viens, mon bon chien! Fleur-des-Bois ne t'oubliera jamais! Si die n'est pas venue, c'est qu'elle est auprès d'un pauvre malade. . .

rendant que le comte caressait le lévrier qui se

couchai! sous la main du vieillard avec des ondulât ions gracieuses, le bruit de verrous tirés dans leurs gâches retentissail avec fracas, la porte de la maison s'ouvrait, et l'homme qui tout à l'heure finit a la fenêtre s'avançait dans la cour, sa lampe à la main.

— Bonsoir, Eamelin! dit le vieillard.

— Ah! mon doux Jésus! c'esl vous, mon bon niait i-e! tout .-cul et à pareille heure ! dit l'homme oui portait le costume des fermiers des environs de Taris.

—Eh oui! c'est moi. Au reste, tu devais savoir que c'était un ami. tes cbiens t'ont averti.

— Ah! pour ce qui est de ça. j'étais tranquille. si c'avait été un inconnu, il n'aurait pas fait deux pas dans la cour.

— Ils font toujours bonne garde?

— Oh! je vous en réponds! La semaine dernière, César a étranglé à moitié un particulier que je suppose être un brin chauffeur. . . mais s'il s'en est sauvé, il n'a pas emporté toute sa chair, il y en avait un fier morceau dans un fond de culotte aue César avait dans sa niche. Pas vrai, mon chien?

César répondit par un grognement joyeux.

— Avec ces quatre chiens-là, voyez-vous, mon bon maître, continua Hamelin, je défierais toutes les bandes du département, car le lévrier que vous m'avez donné est aussi une crâne bête ! L'autre ioir il a appuyé une chasse à deux je ne sais qui; il a cassé le poignet à l'un d'un coup de mâchoire; L'autre a crié et il a lilé -ans demander son reste.

— En vérité'.

— C'est comme Pyrame et Dur-à-cuire ! En voilà encore de fameux !

Hamelin caressait les deux autres bouledogues.

— 11 y a trois jours, reprit-il. Pyrame m'a rapporté dan- sa gueule un bâton qu'il avait arraché, et il y avait un doigt après.

— En doigt ?

— Oui! il l'avait coupé sans doute: et ce matin au petit lever du jour, Dur-à-cuire avait franchi la baie du verger, et il chassait un grand gredin oui courait dans les vignes et qui a été obligé de lui abandonner son habit que le bouledogue avi'.t happé par un pan.

— Ah çà ! dit M. d'Adoré en réfléchissant, est-ce eue ces quatre prouesses de tes chiens ont été accomplies en un court espace de temps?

— Mais. . . en trois jours!

— En trois jours?... Sais-tu que cela prouve que ta terme a besoin d'être défendue?

— Aussi j'ai de bons fusils là-haut, de la belle poudre et du plomb qui est quasi comme des bal-

BIDI-TAPIN

■ calibre. Celui qu'en r< il.ni le nez en aurai! toul ion comptant , que je

En! rons ! dit le comte. Non

\ ouïe luper, mon îicur le corn

< lui, mon ami. I a huche n • ide ?

Qh ! que nenni ! Elle ue l'es! jamais. Je appeler bVant oi •• el les aul res.

Non ' non ' n'appelle personne. Tu me &er\ iras toi même.

Comme vous voudrez, monsieur.

Met i mon cheval ô L'écurie el \ iena me rejoindre, je vais t'attendre dans la grande Balle. I! 3 a du feu ?

— El un beau !

M. d'Adoré monta les deux marches qui précédaient l'entrée de la maison el disparut, tandis que Eamelin, prenant le cheval par la bride, B'apprêta à conduire l'animal vers l'un des grands bâtiments formant ailes à droite et à gauche. I n grognement menaçant du gros bouledogue lui lit tourner la tête.

Eh bien, César! qu'est-ce que tu as. mon vieux? dit le fermier avec étonnement. Ali! je devine, gros jaloux! Tu grognes parce que Coumâ est cuire avec le maître... Allons! viens avec moi!. . . viens, mon chien!

Cinq minutes après, Hamelin rentrait dans la maison, tenant entre ses liras une énorme charge de sarments bien s. 'es qu'il jeta dan- l'âtre de la vaste cheminée de la salle.

La flamme jaillit rapide et claire, illuminant l'intérieur d'une grande pièce meublée comme les grandes salles de ferme. Un plafond à poutres saillantes dans l'intervalle desquelles étaient accrochés des jambons, des quartiers de gibier, des morceaux de lard fumés pendant au-dessus de la lète et menaçant de tomber dru comme la manne «les Hébreux à sa première averse.

De grands bahuts, garnis de vieille vaisselle, étaient adossés aux murailles. La huche au pain se drossait dans un coin. Tout autour, accrochés aux murs, des instruments aratoires se mêlant aux ustensiles de ménage. Au centre, une grande table de chêne massif, épaisse comme un billot et solidement assise sur des pieds contournés.

Deux bancs de mémo force que la table, des tabourets, des chaises étaient placée çà et là, la plupart devant la table; quelques chaises en face de la cheminée. Cette cheminée occupait à elle seule presque tout un côté de panneau, son manteau monumental, qui eût pu abriter toute une société, projetait sa corniche en saillie très vive. Son

Ik'Hi: i.iiin- (]e

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i^uand 1 1 dam l'ât re, I

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en quelques seconde

préparé sur l'une des ext rém i le table, cell< i \ ieillard comment

Mon elur Hamelin, dit-il tout en man appétit, t u m'as déjà donné de

'affection et de dévouement, H faut i n m'en donne- cependant de plus gran Le veux-tu?

— Dame! mon bon maître, -'il ne s'agit q •!• faire couper en morceaux pour

— Oui, je sais que je puis compte] T i

as voulu me suivre à Paris quand j'ai quitté ma province. Toi, paysan breton, habit né aux

de ton pays, tu n'a- pas reculé devant l'étude d'une nouvelle culture pour utiliser ton séjour ici et faire valoir ma fort une en achetant cette ferme dont tu as fait le plus bel établissement des environs de la capitale.

— Dame! mon bon maître, je ne voulais pas vous quitter ; n'êtes-vous pas tout pour moi? Vépas un pauvre orphelin quand vous m'avez iecueilli pour me placer chez le père Kergouoë, votre fermier, qui m'a appris mon état à coups de gourdin et qui m'a si bien battu que je suis devenu le meilleur garçon de ferme du pays en même temps que l'amoureux de Mariic, sa fille? Et quand je lui ai demandé à être le promis de -Marie et qu'il a voulu me tuer, le père Kergouoë vous êtes venu, mon bon maître, vous -aviez que Mariic m'aimait et vous avez dit au fermier: " Ton bail expire, tu es trop vieux pour en r mencer un autre, je donne la ferme à Hamelin à la condition que tu demeureras avec lui et que tu l'appelleras ton fils ! " Et j'ai épousé Mariic qui m'aime toujours et j'ai à cette heure cinq enfants qui se portent bien, sans compter ceux qui viendront. . . et je suis heureux, et c'est vous qui avez fait tout cela. . . et vous dites que je vous suis dévoué ? Fn peu plus que la cognée au manche ! Aussi ils ont eu beau abolir les nobles, les seigneurs, ei détruire ce qu'ils appellent l'esclavage, vous êtes toujours mon maître, mon seigneur, monsieur le comte, et pour ce qui est corvée et dévouement... voilà mes bras. . . voilà mon coeur. . . c'est à vous!

pom<

Le brave fermier avait débité cette petite tirade

avec- une animation croissante, mais en même temps que sa parole devenait plus passionnée, son accent demeurait empreint Je cette naïve simplicité qui est l'expression du vrai.

M. .l'Adore tendit sa main à Hamelin avec un i l'une ineffable bonté.

—Encore une fois, dit-il. j'ai en toi la confiance que je dois avoir et je vais t'en donner une nouvelle preuve. Assieds-toi près de moi et écoute.

Hamelin obéit. Le vieillard posa sa fourcbette et. se retournant vers le fermier:

— Mon ami. commença-t-il. tu te rappelles toutce que j'ai souffert lors de la mort de ma femme «.•t de ma fille?

— Oh! murmura Hamelin en fermant les les brigands de Nantes !

-Eh bien! ces plaies toujours saignantes, l'inflexible fatalité vient de les rendre plus douloureuses encore. Deux jeunes femmes que j'aimais, deux anges consolateurs qui. durant quelques années, ont veillé à mon chevet, viennent de m'ëtre ravies. . .

— Je le sais, mon bon maître.

■ — Tu connais toute ma vie, Hamelin. reprit la comte avec une énergie brusque, tu connais tous mes secrets... Tu as connu le vieux marquis d'Horbigny . . . mon beau-frère . . .

— Oui. . . Pauvre marquis!

— Tu as entendu parler de son fils, Hamelin? de ce monstre qui a fait mourir son père de chagrin, qui a abreuvé sa vieillesse de dégoûts et d'infamies. . . C'est celui-là. n'est-ce pas. Hamelin, qui a fait monter sur l'échafaud ma femme et ma fille?...

— Oui, oh! oui! je le sais! dit le fermier avecénergie.

—Eli bien ! c'est encore celui-là. j'en suis sûr. qui a fait périr les deux anges qui avaient hérité de toute notre tendresse.

— Encore celui-là.

— Toujours ! Cet homme, ce génie du mal vomi par l'enfer s'attache à sa proie jusqu'à ce qu'il l'ait dévorée.

— -Mais cet homme où est -il?

— Le sait-on ! . . . On le dit mort ... Je soutiens, moi, qu'il est vivant . . . Oui, ce monstre existe encore et je ne suis pas le seul qui pense ainsi. Fleurdes-Bois. la maîtresse de Coumâ. affirme que cet homme est à Paris, qu'elle Fa vu. . . qu'elle l'a poursuivi et qu'il lui a échappé. . .

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