‹ Le roi l'a dit opéracomique en trois actes, en versChapitre 29 sur 97 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, MITON.

MITON, entrant.

Monseigneur, tous vos vœux sont comblés.

LE MARQUIS, étonné.

Quoi! si tôt?

MITON

Le temps ne fait rien à l’affaire,

J’ai le fils qu’il vous faut.

Marquise, embrassons-nous.

LA MARQUISE

Mais que dire? que faire ?

Trouvera-t-on naturel Qu’un fils vous tombe du ciel?

LE MARQUIS

C’était un fils oublié.

LA MARQUISE

Je proteste.

MITON

Il était élevé dans des pays déserts,

Pour le soustraire au contact si funeste De notre siècle pervers.

LE MARQUIS, satisfait.

Voilà.

LA MARQUISE

Que dirai-je à mes filles?

JWTON.

Vous aviez un secret. — Les plus grandes familles Ont toujours un secret dans l’air,

Témoin le Masque de fer.

AC T B PRKMIER

LE MARQUIS

Un fils masqué! Ce rêve me transporte.

Où l’avezvous trouvé?

MITON

Sur le pavé,

Devant ma porte :

Quand le hasard s’en mêle, il agit de la sorte.

LE MARQUIS

Me connaît-il ?

MITON

Non.

Voici son histoire :

Il ne connaît personne, et des bords de la Loire U arrive attiré par l’éclat de mon nom.

Nous lui dirons plus tard le reste.

Quand le verrons-nous ?

MITON

Il est là.

Mitoa fait un signe. — Benoit, dans son costume de paysan, outre timidement en se faîsaut très -humble.

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