‹ Le roi l'a dit opéracomique en trois actes, en versChapitre 30 sur 97 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, BENOIT.

LE MARQUIS et LA MARQUISE, étonnés.

C’est cela?

MITON, le montrant.

Gras, frais, l’œil vif et le pied leste.

LE MARQUIS

C’est un paysan.

LA MARQUISE

Quelle horreur !

MITON

Je lui vois des façons princières.

LF. MARQUIS.

A ce benêt?

MITON

Permettez, Monseigneur,

Il lui manque l’habit et les belles manières.

LE MARQUIS, avec ironie.

En combien de leçons serait-il noble?

MITON

En dix.

LE MARQUIS

Mais les grands airs, l’élégance suprême?

MITON

C’est la base de mon système.

LE MARQUIS

"On ne prendra jamais ce lourdaud pour mon fils.

Vous vous y tromperez vous-même.

LE MARQUIS. '

Sa roture a trois épaisseurs,

Et plus je le considère...

MITON, rinterrompaot.

Attendez les fournisseurs.

Comte Benoît, — embrassez votre père.

BENOIT, stnpéfal t .

Heinî quoi? comment? suis-je fou?

MITON

Veuillez lui sauter au cou.

Benoit embrasse le marquis.

Et madame ?

Il embrasse la marquise.

LA MARQUISE

Je meurs de honte !

MITON

Monseigneur, vous êtes comte.

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