‹ Le roi l'a dit opéracomique en trois actes, en versChapitre 31 sur 97 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE MARQUIS, avec douleur.

Et noble à douze quartiers.

BENOIT

'J’y consens très-volontiers.

A part.

Ah ! faut-il, sort propice !

Croire à tant de bonheur ?

Je révais d’être suisse.

On me fait grand seigneur.

LE MARQUIS et LA MARQUISE, à Miton.

Croyez-vous que l’on puisse,

Avec un professeur Et beaucoup d’exercice,

Devenir grapd seigneur ?

BENOIT, «près une pause.

Devient-on noble de la sorte?

Je crois que non ; mais bah! qu’importe!

A u marquis, qui n'a cessé de l’examiner d’un air découragé, pendant que Miton l’étudie en connaisseur.

C’est un fait acquis.

Monsieur le marquis,

Vous êtes mon père.

J’ignore comment;

Mais je l’admets facilement,

Et je vous vénère.

LE MARQUIS

Oui, je suis marquis,

Un titre conquis Sous le roi Lothaire !

Mais en ce moment.

Mais aïeux disent tristement :

Comme on dégénère !

11 n’aura jamais l'air fier, La grâce, l’élégance.

Et le grand air Que donne la naissance.

LE ROI L’A DIT

MI TON, au marquis.

Attendez les fournisseurs,

Les bottiers, les coiffeurs,

Les brodeurs et les tailleurs.

Los fournisseurs arrivent, présentant îles habita, des chapeaux, des épées, des plumes, dos rubans, des souliers superbes et des étoffés de toutes couleurs.

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