‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 101 sur 345 · Bassompierre, Journal, éd. Ghantérac, t. II, p · texte numérisé non relu

Bassompierre, Journal, éd. Ghantérac, t. II, p

voudra passer des représentations aux vérités et des discours aux effets ' ».

Ce ne furent pas chez Louis XIII que des jeux : il étudia.

Il apprit méthodiquement le métier. On l'initia à la technique de l'art. Il dut se familiariser avec les parties les plus complexes de la profession, telles que celles du sergent de bataille, science difficile de situer géométriquement sur le terrain un nombre plus ou moins considérable de compagnies, les faire changer entres elles. Le jeune prince « ordonna des batailles » sur le papier'.

Il apprit la topographie. En campagne, les officiers généraux ne marchaient que des cartes à la main. ' Louis XIII fut un excellent topographe. « Il ne se passoit pas de jour, dit l'auteur d'un récit officieux de la campagne de 1620, que le roi ne regardât la carte et ne considérât le pays couvert et découvert (les cartes indiquaient tous les détails) pour voir si la cavalerie était assurée dans ses quartiers et si elle pouvait promptement secourir l'infanterie ^. » Moitié par goût pour le dessin, moitié par souci de mieux retenir les détails, il dessinait des cartes. Il en était arrivé à connaître admirablement les pays qu'il traversait ^ A Moissac, en 1622, l'armée étant en route vers Montauban, on causait

i. Fontenay-Mareuil, Mém., éd. Michaud, p. 156.

2. « On lui faisoit, par forme de passe-temps, tirer des plans, fortifier des places, fabriquer des navires et ordonner des batailles. » Réplique de la veuve du sieur de Lésinière aux dernières observations du sieur des Yveteaux, (s. 1. n. d.), in-i", p. 15. Cf. Daniel, la Milice française, t. II, p. 75.

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