‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 105 sur 345 · N. Pasquier, Lettres, Paris, 1623, in-8", p · texte numérisé non relu

N. Pasquier, Lettres, Paris, 1623, in-8", p

3. Héroard, Bibl. nat., ms. fr. 4027, fol. 231 v°. Sur Élien et les services qu'il rendait à cette époque, voir Daniel, Milice françoise, t. Il, p. 374.

4. Pontis, Mém., t. I, p. 315 et suiv. Le lieutenant des gardes en question est Pontis lui-même. Arnauld mourut en 1624. Le Mercure français

quelque bataille, le jeune roi ne manquait pas de se faire raconter les circonstances de la rencontre et d'en faire son profit. Une fois où il se trouvait à Coutras, et étudiait ainsi les conditions de la bataille gagnée par son père, on lui dit que les adversaires avaient été battus en raison de la jalousie qui existait entre les commandants. Louis XIII prit thème de cet incident pour expliquer à son entourage « avec grand jugement, qu'ils doivent, sans considération de gloire ni d'honneur, aspirer au bien de l'État, quand même il seroit à leur désavantage, et sacrifier leur affection et volonté à la couronne »'. Le côté moral ne lui échappait pas plus que le côté technique.

Ce fut par cette application qu'il acquit une expérience développée. Son historiographe Bernard disait : « l'habitude et parfaite connaissance de la disposition des troupes et des armées furent si grandes chez le roi que jamais prince ni capitaine ne les a possédées à ce degré » -. Le secrétaire du maréchal de Toiras, Michel Baudier, écrivait avoir vu souvent Louis XIII remplir les fonctions d'officier, et avoir été frappé de la façon dont il réussissait \ Tous les témoignages s'accordent pour vanter les talents du jeune souverain : Sully les admirait^; Héroard raconte comment le prince

lui consacreT, une nolice qui confirme la réputation militaire de cet officier (1624, t. X, p. 784).

1. En 1621, à la suite de la prise de Saint-Jean d'Angély : de Frauville, Le Fidèle historien des affaires de France, Paris, 1623, in-12, p. 188.

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