‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 106 sur 345 · G. Bernard, Hist. de Louis XIII, t. I, p · texte numérisé non relu

G. Bernard, Hist. de Louis XIII, t. I, p

:j. « Il y réussissait dés son enfance; je l'ai vu souvent dans ses exercices». Michel Baudier, Hist. du maréchalde Toiras, Paris, 1644, in-fol., p. 13.

4. " 11 sait, de la guerre, tous les ordres et polices nécessaires aux plus simples capitaines et soldats ». Sully, Économies royales, éd. Michaud, t. Il, p. 477.

couché, le soir, « faisait appeler le sieur d'Argenton, fort entendu aux fonctions militaires, et s'amusoit à dresser avec lui diverses sortes de bataillons et en inventoit de nouveaux, tant il était inventif aux choses de la guerre » '. Seulement, devenu jeune homme et maître de son royaume, ce n'était plus avec des pages ou des petits Suisses que Louis XIII manœuvrait, c'était avec de vraies troupes, des compagnies d'infanterie empruntées à ses régiments. Les jetons et soldats d'argent utilisés dans le silence du cabinet pour établir les formations théoriques, — usage courant de l'époque et pratiqué par le prince d'Orange en personne^, — il expérimentait en plein champ avec des effectifs nombreux et serrés.

Le voilà à Saint-Germain, faisant mettre au préau quatre compagnies des gardes-françaises en bataille, 600 hommes. Il leur commande l'exercice de la pique et du mousquet, les fait évoluer, demeure avec eux de trois à sept heures du soir, par un temps chaud d'août ou de septembre peu propice. A Compiègne, en 1624, plusieurs jours durant, on le voit monter à cheval, donner rendez-vous à six ou huit compagnies près La Croix-Saint-Ouen, à Rémy, à Réthondes, leur faire exécuter les maniements d'armes, puis des mouvements. Il priera la reine et les grands seigneurs de venir le voir et chacun s'accordera h trouver « qu'il fait extrêmement bien » '\

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