J. Danès, op. et loc. cit
VOUS envoie quérir, » fait le roi. Une demi-heure après il le prie de recommencer son récit devant d'autres témoins, puis conclut : « Il faut que la chose soit bien véritable me l'ayant dit à moi-même par deux fois, et tout se trouve conforme'. »
Il suit chaque chose de près. Au moment d'arriver à Saint-Jean-d'Angély qu'il va attaquer, il inspectera avec soin son artillerie, fera tirer onze coups de canon pour s'assurer du jeu des pièces autant que pour avertir les gens de la ville'. Parvenu à la place, il restera douze heures à cheval, afin d'examiner les détails de la défense, étudier comment les tranchées seront entreprises, « les batteries dressées, les troupes logées et les vivres et munitions apportées à l'armée ». Il tiendra conseils sur conseils, écoutera les avis, décidera; son activité et sa prévoyance sont inlassables^ Devant Royan, Marillac mandait à Richelieu : « M. le comte de Soissons fait la charge de lieutenant-général, et le roi celle de général, prenant cognoissance de tout et ordonnant tout de lui-même. Il nous hâte tant qu'il peut de mettre les tranchées en état de le recevoir, car il bout d'impatience de les voir et de s'y montrer\ » Au siège
1. Puységur, Mêm., éd. Tamizey de Larroque, t. I, p. 37. L'homme en question est Puységur lui-même, alors anspessade dans la compagnie de Casteljaloux.