Maz. 2127, fol. 3 v
Louis XIII recommanda aux agents qui solliciteraient des prédicateurs, de « n'employer que personnes de douce conversation, éloignées de toute violente procédure^ »; il faisait dire à un de ces prédicateurs, le P. Véron : « Veut et entend Sa Majesté que le Père ait à se comporter tant es conversations particulières qu'actions publiques, avec toute la douceur et modestie bienséante à un homme de sa profession; il évitera toutes disputes superflues et tumultueuses qui ne servent qu'à aigrir les esprits et endurcir les cœurs ; il s'efforcera de réduire par bonnes raisons, doctrine, mœurs et bon exemple ». Il était inutile de dire qu'on venait de la part du roi, il suffisait de déclarer « que le seul zèle avait fait entreprendre ce voyage par une vraie et ardente charité ^ »
Les principes posés, Louis XIII chercha à préparer le terrain. Une chaire avait été créée en Sorbonne afin de faire discuter « les matières controversées par ceux de la religion prétendue réformée », chaire à laquelle avait été nommé le docteur en théologie Nicolas Isam-