‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 143 sur 345 · Ibid., fol. 12 v\ 151 v°, 176 r · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 12 v\ 151 v°, 176 r

3. Ibid., fol. 3 V", 152 v". L'un deux s'oiïrant à Visconti se disait « apparenté aux principales maisons de la province. » (fol. 43 v".)

C'étaient des magistrats, présidents de tribunaux, M. Faure, M. Boucaut, le premier président du parlement de Dauphiné, M. Frère; des nobles, MM. de Saint- Dizier, de Camprieu, de Berjac, de Marcillac; des religieux, le prieur de Paix; des marchands ou simples bourgeois, MM. Porthmann, Desbros, Arnaud. Stimulés par Visconti, ils étaient pleins de zèle : « Tout pour le service de Dieu et du roi! » s'écriait l'un d'eux, en terminant un de ses mémoires'. A les entendre, ils étaient capables de convertir des provinces entières : « le sieur de Fresque offrait d'attirer à lui seul douze gentilshommes de ses voisins et deux cents familles ! - »

Le plus éminent par le rang, en dehors du premier président de Grenoble, a été M. de Valençay, un conseiller du roi, chevalier de ses ordres, maréchal de camp, commandant les troupes royales en Languedoc. M. de Yalençay était sympathique aux catholiques et aux protestants, lesquels vantaient sa libéralité, sa modération et sa fermeté. Il était le beau-frère du secrétaire d'État, M. de Puisieux, qui le soutenait, et bien vu de Louis XIII". Lui aussi avait grande confiance dans ses moyens : il rédigeait des mémoires sur la situation du pays; il offrait à connaître tous les secrets des réformés : « Si l'on me veut donner un fonds extraordinaire, disait-il, pour savoir tout ce qui se passe parmi les

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