‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 144 sur 345 · Ibid., fol. M v · texte numérisé non relu

Ibid., fol. M v

.3. Narration d'Anne Rulman, citée par Anquez, Un nouveau chapitre de l'histoire politique des réformés de France, p. 48 et 91 ; Maz. 2127, fol. 100 et 107: Richelieu, Méni., éd. Michaud, t. I. p. 285; lettre de Louis XIII à M. de Valençay du 30 novembre 1624, Bibl. nat., ms. fr. 3722, foL 189 r°.

huguenots, je le puis faire, depuis Montauban jusqu'à Lyon, dans toutes les villes, [c'est-à-dire] savoir tout ce qui se passe aux consistoires, colloques, synodes; mais je n'ai quasi possible de le faire à moins de dix ou douze mille francs par an ! * »

De l'argent! C'était le sujet sur lequel ils revenaient tous ! Il leur en fallait beaucoup, toujours : frais de voyage, avances, justes gratifications: il n'était prétexte qu'ils n'invoquassent. Transmettant les plans d'action de quelqu'un de ses correspondants, Yisconti ne manquait pas d'ajouter : « Pour avoir moyen de travailler au présent dessein et faire les voyages nécessaires, sera bon lui accorder quelque somme de deniers » -. Tel venait en Cour et déclarait qu'il ne s'en irait pas si on ne le réglait. Un autre, qui ne disait point son nom et voulait qu'on l'appelât « l'homme », avait un procédé pour convertir tout le midi de la France sans « engager les finances du roi » ; il n'y aurait pas lieu d'employer de violence; « ceux de la religion prétendue ne le sachant empêcher ni s'en garder ; les moyens étoient très justes et ne choqueraient aucunement; personne ne pourrait se plaindre avec raison; ils opéreraient puissamment et sans que, au commencement, les réformés s'en aperçussent seulement! » Quel était donc ce système? « On n'en sauroit bien comprendre les particularités, ajoutait Fauteur, que par la bouche même de

1. Maz. 2127, fol. 113 r° et suiv., 122 v°. Pontis raconte dans ses Mémoires (éd. Michaud, p. 501), comment il fut chargé par M. de Valençay d'aller dans « les petits bourgs et villages situés dans les montagnes (des Cévennes) et habités par les huguenots, afin de se pouvoir assurer s'ils ne pensoient point à de nouveaux troubles. »

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