‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 145 sur 345 · Maz. 2127, fol. 12 r · texte numérisé non relu

Maz. 2127, fol. 12 r

« l'homme », lequel ne pouvait faire le voyage à ses dépens : il lui fallait avancer 900 livres ! ' »

En somme on allait acheter les consciences! Si Louis XIII eut eu des scrupules, un de ses agents, un religieux, le prieur de Paix, en Dauphiné, l'eut rassuré par de pieuses raisons : « La rédaction au service de Dieu et du roi, disait-il à M. Tronson, des personnes dont il s'agit est très importante. Comme la divine Majesté se sert de divers moyens à convertir ses créatures, de même, s'il vous plaît, représentez à la Majesté de notre roi que son bon plaisir soit de s'aider de ceux que le ciel lui a remis entre les mains pour réduire ses sujets. Et bien qu'il semble que la conversion ne devroit regarder que le ciel et n'avoir d'autre objet que le salut, néanmoins la Providence divine ne défend nullement de procurer ensemblement d'être mis à couvert en ce misérable siècle contre les ennemis de la religion et de l'État; et, en toute occurence. l'un n'est point contraire à l'autre, pourvu que le principal but soit de servir Dieu et le roi. C'est, comme l'on dit, d'un coq qui regarde de ses deux yeux et en même temps le ciel d'un côté et la terre de l'autre, sans offenser la vue-. »

D'après les instructions détaillées données aux correspondants, voici qu'elle était la procédure à suivre afin d'entreprendre une conversion ^ L'intermédiaire devait

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