Matthieu, la Conjuration de Conchine, p
3. Dialogue du berger picard avec la nymphe champenoise, p. 12.
4. Uésumé des accusations portées par les commissaires Courlin et Delande contre Concini (Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 221, fol. 300 v°). On cita au procès ses lettres en Espagne, en Flandre, en Allemagne [Ibid., fol. 23 r°, 272 v", 279 r°, 283 r"; Chapitre du procès fait à la mémoire de Concini, p. 2); cf. N. Pasquier, Lettres, 1623, p. 296.
LE COUP d'État du 21 avril I617. 21
maréchal, fut l'objet de ranimadversion publique. On déclara qu'on avait assez d'elle, « qu'on ne désiroit plus vivre sous la loi d'une femme dont tous les jours il y avoit plainte »'. Les princes révoltés dirent dans une déclaration qu'en cas de mort du roi et de l'institution d'une nouvelle régence, « ils ne souffriroient pas que la reine mère du roi fut admise à la régence, au préjudice de l'Etat »-. En chaire, un prédicateur osa s'écrier qu'il était temps « de jeter la déesse dans la mer avec une ancre d'or attachée au col »^; des vers satiriques violents contre Marie de Médicis coururent sous le manteau^; et il fut question de complots et d'attentats contre elle^ Marie de Médicis, informée, s'indignait; elle s'élevait contre la « légèreté des peuples et particulièrement de celui de Paris qui se laissoit si facilement emporter à la croyance des choses les plus absurdes du monde, jusqu'à lui imposer une infinité de calomnies » M Elle pleurait. Elle sentait bien qu'elle n'avait personne pour elle, que ceux qui essayaient de la défendre n'invoquaient que des excuses : sa trop grande bonté et facilité, ses bonnes intentions ^ En réalité elle était impuissante, prisonnière d'une situation qu'elle ne
1. Récit véritable de ce qui s'est passé au Louvre depuis le 2U avril, p. 5; Fontenay-Mareuil, Mém., éd. MichaucI, p. 1 12 ; Pontchartrain, Méin., p. 380 ; Bentivoglio, Lettere, t. I, p. 43.