Ibid., fol. 103 V
sans doute, de leur gentilhommerie , désiraient des lettres de noblesse ^
Tous demandaient de l'argent. « M. de Gamprieu, venu des Cévennes, écrivait Tronson, dit avoir parlé aux gentilshommes contenus en la liste qu'il a baillée; que ceux de la religion se feront catholiques, pourvu qu'il plaise à Sa Majesté les faire ressentir de ses grâces et libéralités qui consistent en quelques pensions dont il demande que les brevets soient envoyés à tel qu'il plaira au roi ». M. de Saint-Estève, celui qui voulait un vaisseau, « arrivé depuis quelques jours en cour, notait Tronson, s'est fait catholique : il lui faut rien à présent que son voyage » : payer les frais de déplacements-.
Apprenant, par quelque indiscrétion, que le roi donnait, nombre de nobles protestants gênés accoururent. « Tous les jours s'en présente, mandait Visconti, comme les sieurs de Brison et de Chabrille, son frère, qui m'ont assuré et fait assurer par madame de Montbrun et de bouche et par lettres; et autres du Vivarais et des Cévennes! »^ Cet empressement était bien suspect : « Plusieurs gentilshommes, écrivait Visconti, tendent la main pour leur conversion, qui n'ont église ni instruction ! S'il plaisoit au roi leur donner un peu d'argent pour ce faire et les assister du commencement et quelques places de capitaines entretenus aux plus fameux qui ont des charges, et mortes paies aux autres, on verroit un