Ibid., fol. 176 r
fait de rabjuration ^ A défaut de Févèque, un vicaire général accompagné de deux ecclésiastiques servant de témoins établissait le document. Un acte notarié constatait l'abjuration-. Si pour une cause quelconque il fallait se contenter d'un acte écrit seulement par la personne qui avait converti le protestant, cette personne, — prêtre séculier ou religieux, — devait faire certifier authentique sa signature par un magistrat'.
Il n'est pas possible de fixer, le chiffre des conversions qu'a ainsi obtenues Louis XIIP. Elles furent moins importantes par le nombre que par les personnalités des convertis. Elles ne semblent pas avoir été durables \ Nous l'avons dit, on retrouve la plupart des gentilshommes, soi-disant revenus au catholicisme, dans les rangs des huguenots peu d'années après, au cours des guerres religieuses qui suivirent.