‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 163 sur 345 · Arch. des Ad', étrang., France 771, fol. 325 r · texte numérisé non relu

Arch. des Ad', étrang., France 771, fol. 325 r

4. Ibid., fol. 109 r". Elle plaçait de l'argent en Italie en juillet 1617 {Ibid., fol. 167 r°).

5. Un exempt des gardes des corps, M. de la Baume, avait été chargé de cette fauconnerie, Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 92, fol. 148 t", 164 v° 178 r", 192 v", 219 r".

(caisses) pour y planter des orangers et jasmins », et construisait une serre, « une citerne pour y retirer les orangers, myrtes et autres fleurs ». Elle voulut avoir une roseraie; Mangot lui procura « des boutons de roses de diverses façons » ; elle veillait à ce que les « grandes allées du château de Blois » fussent bien tenues \

Elle fit de la musique. Elle avait emmené de Paris ses chanteurs, sept exécutants; ses musiciens, le joueur de luth, Robert Ballart et un violoniste de talent, Jean Franconis, dit Millaut'-. Elle organisa des concerts. Elle mandait du Poitou des joueurs de haut-bois et de musette réputés. Les musiciens de la ville lui fournissaient les éléments d'un petit orchestre : ils montaient au château et jouaient pendant les dîners, dans des soirées de comédie, voire même au cours de ballets^ : Marie de Médicis eut des ballets et fit jouer des pièces de théâtre.

Les troupes ambulantes de comédiens s'arrêtaient pour lui donner des représentations : en juin 1617 c'était la bande de Michel de la Chapelle, Jean Samuel, Charles Guérin qui venait jouer devant elle des « histoires et comédies » : une autre fois, c'était Robert Guérin, dit la Fleur ; ou bien Antoine Gacart et sa femme, Victoria Romana; Philippe de Mondor, et Antoine Girard, dit Tabarin\ Marie de Médicis monta un théâtre. Elle manda à Blois Boisrobert, et lui fit traduire le Pastor

1. Bibl. nat. Cinq Cents Colbert, fol. 133 r°, 151 r°, 159 r% 189 r°, 208 v°.

2. Ibld., 94, fol. 83 v°, 191 r". En mai 1617 Michel Fabry, maître de la musique, démissionna en faveur de Pierre Guédron qui fut nommé à sa place le 22 mai (90 v°). Voir aussi Ihid., 91, fol. 274 v" et 92, fol. 151 r°.

3. Ihid., 92, fol. 74 v", 187 v et 140 r". Les musiciens de Blois étaient conduits par deux violonistes, Michel Cossay et Jean Ausonne.

4. Ibid., 92, fol. 140 r", 187 r", 201 v°, 214 r°.; en 1617, 1618 et début de 1619.

fido de Guarini'; elle prenait ses acteurs parmi ses garçons de fruiterie, domestiques, femmes de chambre, enfants de la ville, « écoliers de Guillaume Frédy, maître écrivain de Blois'- ». Est-il vrai, comme le dit Tallemant, que « son intention étoit de faire semblant de s'amuser à faire jouer des comédies pour empêcher M. de Luynes d'avoir des soupçons d'elle 3? » Ce n'est pas certain : elle se divertissait.

Il semblait que rien ne fut changé dans ses habitudes. Ses fantaisies dispendieuses étaient aussi inconsidérées en exil que du temps où elle était régente ; elle continuait à faire des achats excessifs d'étoffes précieuses, de bijoux, de diamants, de pièces d'orfèvrerie qu'elle distribuait avec profusion ^ Personne ne venait en mission auprès d'elle qu'il ne repartit avec un souvenir de prix ». Blois ayant la spécialité des fabriques de montres et d'horloges, elle se montrait la providence du pays par le nombre des achats qu'elle faisait®.

A l'égard des églises, des couvents, des pauvres, ses

1. Boisrobert reçut 300 livres pour la peine, Ibid., fol. 204 r". D'après Tallemant, Boisrobert aurait demandé six mois et on lui aurait répondu : •< Vous n'êtes pas notre fait! » {Historiettes, éd. P. Paris, t. II, p. 383). Sur Guarini et son œuvre, très à la mode à ce moment, voir L. Arnould, Racan, Paris, Colin, 1901, in-8°, p. 166, 170; J. Marsan, la Pastorale dramatique en France à la fin du XVI" siècle et au commencement du XVIP siècle. Paris, 1905, in-8°, p. 48.

2. Bibl. nat.. Cinq Cents Colbert 92, fol. 188 r°, 197 v°, 198 v°.

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