‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 167 sur 345 · Sully, Économies royales, éd. Michaud, t. II, p · texte numérisé non relu

Sully, Économies royales, éd. Michaud, t. II, p

État' ». Si Louis XIII tenait à ce que sa mère restât éloignée, de Paris, c'était, disaient des instructions données à M. Béthune, « pour des considérations qui importoient au bien de son service et au repos de son État". » « C'est une chose certaine, mandait le nonce, que le roi ne veut pas qu'on traite au Conseil du retour de sa mère; je le sais de source sûre'». Lorsque l'archevêque de Pise, ambassadeur du grand duc de Toscane, causant avec le roi, avait eu l'imprudence d'aborder la question, le prince, gêné, s'était borné à murmurer quelques mots inintelligibles \ Quand le P. Cotton, alors confesseur du roi, avait cherché en mai 1617 à plaider la cause de l'ancienne régente, Louis XIII lui avait tourné le dos et l'aA-ait remercié de ses services. Tous ceux qu'on avait soupçonné d'être inféodés à Marie de Médicis avaient été écartés, comme M. de Brèves, gouverneur de Gaston. Les sentiments du roi étaient formels ^

Les ministres étaient d'accord avec leur maître . Chassés jadis par la régente, rétablis par Louis XIII, ils ne pouvaient guère éprouver de sympathie pour leur ancienne souveraine. Qui donc, du reste, aurait pu en éprouver le lendemain de la disparition de Concini, après la fin d'un gouvernement aussi impopulaire! Le garde

1. Lettre de du Vair à Marie de Médicis, dans Négociation commencée au mois de mars de Vannée 1619 avec la reine mère Marie de Médicis, Paris, A. Vitré, 1673, in-fol. p. 83.

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