‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 168 sur 345 · Instructions datées du .5 mars 1619, ibid., p · texte numérisé non relu

Instructions datées du .5 mars 1619, ibid., p

3. Lettre du 23 mai 1617, Bentivoglio, Lettere, t., I, P- 259.

4. Dépèche de l'ambassadeur vénitien du 29 juin 1617, Bibl. nat., ms. itai. 1771, p. 232.

5. Lettre de Bentivoglio du 9 mai 1617, Lettere, t. I. p. 218; Fontenay- Mareuil, Mém., éd. Michaud, p. 121. Son congé fut donné au P. Cotton par une lettre du 9 juin 1617 (Bibi. nat., ms. fr. 3722 fol. 113r°), publiée par E. Griselle, dans Revue du monde catholique, i" septembre 1909, p. 343. Le P. Cotton fut remplacé par le P. Arnoux.

des sceaux du Vair se montrait particulièrement mal disposé; d'autres membres du Conseil ne l'étaient pas moins'. Or Louis XIII a traité les affaires concernant sa mère dans son conseil : Jeannin, Pontchartrain, le P. Arnoux le répétaient : Gontarini l'expliquait à son gouvernement; le roi l'écrivait lui-même à sa mère'. En dehors des sentiments personnels du roi, l'attitude du souverain à l'égard de Marie de Médicis était donc déterminée par un ensemble d'éléments : jugements des ministres, avis du conseil, nécessités politiques, qui faisaient de ce problème des relations de la mère et du fils une affaire gouvernementale, d'Etat, et non, comme on l'a dit une simple question d'animosité personnelle du favori à l'égard de la mère du roi. « Le devoir des rois qui veulent régner comme pères légitimes qu'ils sont de la patrie, faisait écrire, par Louis XIII, le gouvernement à Marie de Médicis, est de préférer toujours son bien général à tout autre particulier et la royauté, qui est par-dessus les lois humaines, prend loi et raison formée selon les besoins et nécessités du royaume. Pensez-y, Madame '^ ». C'était la vérité. Il s'agissait essentiellement des « besoins et nécessités du royaume », en

1. Voir les lettres de du Vair et Jeannin à Marie de Médicis de 1619, dans Négociation avec la reine mère, 1673, p. 84 et 85; la lettre du nonce du lo août 1018, Bentivoglio, Letterc, t. II. p. 543; la dépèche de l'ambassadeur vénitien du 23 mai 1617, Bibl. nat., ms. ital, 1771, p. 129; Cf. V. Siri, Memoric recondite, 1077, in-4°, t. IV, p. 100.

2. Lettres de Jeannin à Marie de Médicis du 17 mars 1619 (Négociation avec la reine mère, p. 85), de Pontchartrain au comte de Béthune du 13 avril 1619 (Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 97, fol. 226 r°); du P. Arnoux au même, du 3 avril 1619 (ibid., fol. 148 r"); dépèche de Gontarini du 5 avril 1618 (Bibl. nat., ms. ital. 1772, p. 32); lettre de Louis XIII à Marie de Médicis du 12 mars 1619 (Bibl. nat., ms. fr. 20742, fol. 7 r").

3. Lettre de Louis XIII à sa mère, sans date, Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 98, p. 107.

opposition avec les rancunes et les ambitions de l'ancienne régente. En dehors des ministres, étaient de l'avis du roi : « la plupart des princes », disait Pontchar train, « un certain sentiment qui étoit universel de la cour », ajoutait le P. Arnoux, en somme Topinion publique, appuyant « le jugement uni et conforme des ministres » et, par surcroît, c'était le bon sens, la raison politique'. Dans ses rapports avec sa mère, Louis XIII s'est inspiré de tous ces motifs : il n'a pas été conduit uniquement par les jalouses appréhensions de M. de Luynes.

Les premiers jours de son installation à Blois, Marie de Médicis affecta de demeurer calme. « Elle conserve une grande sérénité, écrivait l'ambassadeur vénitien, elle cause avec ses dames: elle s'abstient de tout ce qui pourrait donner quelque ombrage ; elle le fait remarquer à ceux qui viennent la voir- ». Le 10 juin 1617, Richelieu mandait au P. Suffren : « Vous trouverez l'esprit de la reine selon votre souhait, entièrement dépouillée de ses sentiments du passé ^ ». Elle écrivait elle-même à Louis XIII qu'il pouvait être tranquille, « prendre une entière confiance en ce qu'elle lui avait écrit ». « Il vous a été de ma part rapporté en toutes rencontres de mes bonnes intentions à vous donner le contentement que vous pouvez désirer de mes actions et déportements », disait-elle. Elle entendait ne recevoir aucune visite sans

1. Pontcliartrain, Méin., éd. Michaud, p. 394; lettre du P. Arnoux au comte de Béthune du 3 avril 1619. Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 97, fol. 148 r".

2. Dépèche de l'ambassadeur vénitien du 30 mai 1617, Bibl. nat., ms. ital. 1771, p. 154.

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