‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 181 sur 345 · Richelieu, Mém., éd. Michaud, t. I, p · texte numérisé non relu

Richelieu, Mém., éd. Michaud, t. I, p

avoir lieu une importante promotion de chevaliers du Saint-Esprit. Marie de Médecis soutint qu'on avait arrêté le nombre des chevaliers « sans lui en donner communication » et qu'on n'avait tenu aucun compte de ses recommandations'. La cour ne désespérait pas encore. En décembre, le P. Arnoux mandait à Richelieu qu'on préparait au Louvre l'ancien appartement de la régente pour Marie de Médicis. Celle-ci fit répondre qu'elle éprouverait ce du dégoût» à se retrouver dans des pièces 011 elle avait été tenue huit jours en prison après la mort du maréchal d'Ancre-. On apprit que nombre de gens allaient et venaient d'Angers; on disait que cette ville devenait le rendez-vous des mécontents de toutes sortes, « cependant que le roi se confioit aux traités qu'il avoit peu auparavant faits avec la reine sa mère^ ». Les mois qui suivirent — début de 1620 — la froideur des relations entre Paris et Angers ne fit que croître. Le nonce écrivait aux personnes de l'entourage de Marie de Médicis qui paraissaient avoir le plus d'influence sur elle, la duchesse de Longueville, Richelieu, pour leur demander de calmer la reine ^ Impatienté, Louis XIII mandait à sa mère : « Je ne sais pas quelle occasion vous avez de rentrer dans le mécontentement pour votre particulier : je ne vous en ai donné aucun sujet. » Etait-

1. Louis XIII lui avait écrit : <i Je fis hier tenir le chapitre général pour l'élection de ceux qui avoient été nommés à l'ordre, dont je vous ai bien voulu donner avis, ne désirant pas que cette action soit faite sans que vous en ayez connaissance. J'envoie à cette fin vers vous le sieur de Jars », etc. Bibl. nat., Cin(i Cents Colbert 98, p. 59.

2. Lettre du P. Arnoux à Richelieu du 21 décembre 1619, Arch. des Aff. étrang., France 772, fol. 162 r" et lettre du nonce du 18 décembre, Bentivoglio, Letlere, t. IV, p. 30.

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