Bil)l. nat.. ms.fr. 3798, fol. 57 r
2. Lcltre de Marie de Médicis à Chrétienne, datée de Blois le 7 octobre 1C17, Bibl. nat., ms. fr. 3649, fol. 56 t".
3. J. B. Matthieu, Histoire de Louis XIII, dans P. Matthieu, Histoire de Henri IV, t. II, p. 101.
tembre 1619, à Couzières, au moment de la réconciliation de la famille, leur rencontre a été plutôt froide. Tandis que la petite llenrietle-Marie, tendre et émue, couvrait de baisers la main de sa mère, pleurait à chaudes larmes et tenait Marie de Médicis si étroitement embrassée que l'ancienne régente avait peine à se dégager, l'autre demeurait immobile et muette, comme « stupide », disait un témoin'.
Au Louvre, Chrétienne vit avec sa sœur Henriette; elles demeurent toutes deux ensemble, sous la direction de madame de Monglat. De même que pour Gaston, Louis XIII règle leur existence, décide de leurs déplacements. Elles figurent dans les cérémonies de la cour, habillées de bleu-. Chrétienne est sensée avoir la direction du petit monde qui les sert, donnant les signatures nécessaires pour la comptabilité au trésorier général de la maison, M. François d'Argouges, régentant, au moins nominalement, les femmes de chambre, valets, domestiques de tous genres attachés à leurs personnes ^ Elles vivent un peu isolées, ne se mêlant guère à la vie quotidienne du roi leur frère, passant le temps dans leur appartement, entr'autre à lire « des livrets de bonne aventure », des recueils d'histoires*.
Louis XIII veille attentivement sur elles. Sont-elles malades? Il convoque nombre de médecins afin de les
1. Dépt''che (le Contarini du 10 septembre 1619, Bibl. nat., ms. italien 1773, p. 241.
2. De Chaulnes, Relation exacte de la mort du maréchal d'Ancre, éd. Michaud, p. 480.
3. Arrêt du Conseil du 31 décembre 1620, faisant allusion au rôle de Chrétienne dans la direction de la maison de <■ Mesdames, sœurs du roi », Arch. uat.. E. Go", fol. 464 r°.