‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 26 sur 345 · Chaulnes, Relation exacte, p · texte numérisé non relu

Chaulnes, Relation exacte, p

2. N. Valois, Inventaire des arrêts du Conseil d'État sous Henri IV, t. II, p. 318, 480. Il avait épousé Elisabeth Toulouse (p. 714). Sur ses fonctions, voir : 13ibl. nat., nis. fr. 25130.

3. Il fut nommé le 4 mars 1015 (Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 91, fol. 81 V; 93, fol. 271 r").

LE COUP d'État du 24 avril 1617. 43

de Marie de Médicis. D'échelon en échelon, il était arrivé jusqu'à être « premier commis » au contrôle général, c'est-à-dire manière de directeur, et confident du ministre, Claude Barbin'. A beaucoup d'intelligence pratique, Déageant joignait de l'habileté, de la souplesse, et une ambition modérée, car c'était un modeste dans son genre-. Soit crainte de l'autorité la plus redoutable, soit application à ses fonctions, il avait ensuite un sentiment hiérarchique prononcé et croyait bien faire quand il demeurait fidèle à son premier devoir, celui qu'il avait envers le roi. Un intendant des finances qu'il connaissait beaucoup, M. Arnauld d'Andilly, le mit en relation avec M. de Luynes^ Par une disposition d'esprit naturelle chez ceux qu'une longue pratique de l'administration a assoupli aux convenances hiérarchiques, il pensa rendre service en confiant à Luynes quelques mots destinés au roi de ce qu'il savait par Barbin des intentions de Concini. Luynes en informa Louis XIIL Le roi vit dans Déageant un intermédiaire précieux pour être informé; il l'admit auprès de lui à ses réunions du soir, en haut du pavillon du roi, dans la chambre de Luynes^ Une manière de conseil du prince s'ébauchait. A ces deux premiers confidents devaient bientôt, par suite de circonstances diverses, s'en adjoindre trois autres : un

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