‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 278 sur 345 · Avenel, Lettres de Richelieu, t. I, p · texte numérisé non relu

Avenel, Lettres de Richelieu, t. I, p

2. Lettre à M. de Montbazon du début de 1618, Ibid., t. I, p. 562. Richelieu fait allusion dans le dernier membre de phrase aux leltres qu'il écrit à Marie de Médicis relativement à l'administration des biens de la reine dont il a toujours la charge.

3. Richelieu, Mém., t. 1, p. 181, plaidoyer qu'esquisse Richelieu au moment de son exil à Avignon.

4. Dépêche de Contarini du 21 avril 1618, Bibl. nat., ms. ital. 1772, p. 63. Nous allons revenir sur celte dépèche.

l'ascension de RICHELIEU. 589

écrit des lettres dont la platitude avait révolté tout le monde; secrétaire d'Etat, il avait signé des comptants illégaux au profit du maréchal d'Ancre; il s'était fait la créature aveugle de l'ancienne régente; il était inféodé à la politique espagnole '. La découverte des « menées » de Barbin fit éclater l'orage.

Au milieu des informations recueillies après les arrestations opérées au sujet de cette affaire, on crut avoir la preuve que Richelieu, mêlé aux intrigues, s'était rendu sous un déguisement à une abbaye située à six lieues de Blois, que Marie de Médicis était venue l'y voir sous prétexte d'aller faire ses dévotions à un pèlerinage voisin de Notre-Dame et qu'ensemble ils avaient comploté'. Richelieu niera, dans ses Mémoires, d'une façon ambiguë, il est vrai, sa participation à l'affaire de Barbin : « Ils ne me trouvèrent pas, dira-t-il, dans les papiers de ceux qui manioient les affaires, comme convaincu d'avoir mal fait : » Il conteste seulement avoir mal fait^. Son frère, M. de Richelieu et son beau-frère, M. du Pont de Courlay, étaient compromis. Le gouvernement prit une décision rigoureuse : ce fut d'exiler les trois personnages hors de France, à Rome, puis, se ravisant, — Rome était trop loin, l'évèque y serait trop

1. Richelieu répond à chacune de ces accusations dans son Capnt apologeticum d'avril i618, Avenel, Lettres de Richelieu, t. VII, p. 416. Cf. ses Mém., t. I, p. 181. II n'est que de prendre le contre-pied des défenses de Richelieu pour avoir les reproches articulés.

2. Dépêche de Contarini du 21 avril 1618, Ribl. nat., ms. ital. 1772, p. 63. ■< Tenendo il vescovo di Luçon un abbadia a sei leghe da Ries, ove la reina madré dimora, sendo ella uscita questi di sunti ad una devotione di Nostra Signera quivi vicina, il vescovo, mutatosi d'habili, vi si trovo egli ancora et ragiono cou la Maesta Sua in quel luogo, buon pezzo. »

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