Fontenay-Mareuil, iMcin., éd., Michaud, p
3. Louis XIII donna lui-même ces détails l'après-midi du 24 avril à ceux qui venaient le féliciter (Ghaulnes, Relation exacte, p. 462; Pontchartrain confirme, Mém., p. 386).
4. Pontchartrain, Mém., p. 383; comte de Souvigny, Mém., éd. de Contenson, t. I, p. 46; lettre de Richelieu à M. de Senecey de février 1617 {Catalogue of the collection of autographs lettcrs of Morrison, in-fol., t. IV, p. 260).
Le départ avait été fixé pour le 1^'" mars*; il fut retardé de jour en jour pendant trois semaines, puis décommandé ^. Le roi se montra dépité. Concini avait paru un peu surpris de la hâte qu'avait manifestée Louis XIII à joindre ses troupes et Marie de Médicis avait précisément appréhendé ce qui devait se passer \
Force fut de trouver une autre combinaison. Le jeune roi était impatient. Depuis que la perspective s'ouvrait devant lui de sortir de la situation où il se trouvait, il témoignait « un désir extrême de prendre en main le gouvernail de son Etat » *. On agita la question de s'adresser directement ou indirectement à Marie de Médecis. Le roi, par exemple, notifierait officiellement à la reine mère qu'il « vouloit prendre les rênes de l'État » et il ordonnerait aux Concini de quitter sur-lechamp le royaume. Seulement,observa-t-on,le roi ne possédait qu'un titre, sans pouvoir effectif; c'était se hasarder que de s'engager dans une pareille procédure si on n'était pas sûr de réussir. On délibéra alors d'envoyer quelqu'un à la reine afin d'appeler son attention sur la situation des atîaires et la nécessité urgente de se débarrasser du maréchal d'Ancre. On fit choix pour cette démarche de l'évêque de Garcassonne, M. de l'Estang, alors à Paris, en raison des affaires du Languedoc dont il était député et que M. de Luynes connaissait person-
1. Dépèche du résident florentia Bartolini, dans B. Zeller, Louis XIII, Marie de Médicis, p. 158.
2. L'amb. vénitien 0. Bon note au jour le jour les retards (Bibl. nat., ms. ital. 1771, p. 34). Pontchartrain indique les raisons officielles pour lesquelles on ne partit pas {Mém., p. 383).
3. B. Legrain, Décade commençant l'hist. du roi Louis XIII, p. 384 ; Bentivoglio, Lcltere, t. I, p. 148; Pontcliartrain, Mém., p. 383.