‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 302 sur 345 · Richelieu, Mém., t. I, p · texte numérisé non relu

Richelieu, Mém., t. I, p

2. Richelieu se croyait assez sur de l'avenir pour se démettre vers ce moment de l'évèché de Luçon. En mai 1623 il le transmettait à Émery de Bragelogne (Avenel, Lettres de Richelieu, t. I, p. 764, et t. VII, p. 531). Depuis 1620 il ne remplissait plus les fonctions; il les avait passées à un suffrageant, créé évêque in partibas, « messire Jacques de Flavigny,. prêtre, docteur en théologie, grand archidiacre et chanoine en sou église (de Luçon) » (Bibl. nat., ms. Clairambault 377, fol. 131 r°).

sans que personne put entraver sa marche vers le pou voir? '

Les rapports se refroidissant de plus en plus entre les Brulart et Marie de Médicîs, l'ancienne régente chercha à mettre le plus possible Richelieu en contact avec Louis XIII; pour le moindre motif elle l'envoyait à son fils avec un mot aimable d'introduction ^. En octobre 1 623, se trouvant près d'Orléans, Richelieu recevait avis que le roi avait écrit à sa mère afin de la prier de venir le voir à Saint-Germain parce qu'il voulait examiner avec elle la résolution à prendre concernant la situation politique. Était-ce la disgrâce des Brulart, qui s'annonçait? Richelieu revint précipitamment auprès de Marie de Médicis. La question fut discutée à Saint-Germain, dit l'ambassadeur Vénitien, de savoir qui devait rester maître, ou du roi ou des ministres. Sans aucun doute le dénouement approchait ^ On remarqua que les trois derniers mois de 1623 l'inquiétude du cardinal de Richelieu devenait plus ardente, son désir de pouvoir semblait augmenter, comme si, approchant du but, l'ambition redoublait : « La reine mère ne travaille que pour lui, écrivait Pesaro le 22 décembre ; le cardinal ne peut pas soufîrir plus longtemps de ne pas être au gouvernement^ ». Richelieu faisait tous ses efforts pour se rap-

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