Voir la discussion dans les Mém. de Déagea«t, p
roi, mis au courant, avait manifesté un vif mécontentement. Louis Xlïl ne voulait pas fuir. Il avait vu la solution : arrêter Concini, l'embastiller et le faire jug^er par le parlement; de tous les conjurés, aucun « ne montra alors tant de résolution pour en venir à l'efïet que fît Sa Majesté » '.
Comment arrêterait-on le maréchal? Le roi n'avait personne : les princes étaient loin de la cour; les g-ardesfrançaises se trouvaient aux armées : ce qui demeurait au Louvre était attaché à Concini par la crainte ou par la reconnaissance" : de plus, le maréchal n'allait nulle part sans être accompagné de soldats armés et de nombreux gentilshommes disposés à mettre l'épée à la main et en mesure d'avoir facilement raison de ceux qui chercheraient à l'attaquer^. Soit précaution, soit goût naturel, Concini, enfin, était peu à Paris et, quand il y était, ne sortait guère de sa petite maison du quai, sinon pour venir au Louvre ou se rendre, — rarement d'ailleurs, — à l'hôtel de la rue de Toiirnon. Tout compte fait, conclurent Déageant et Tronson, on ne pouvait l'arrêter que dans un seul endroit, le Louvre, et d'une seule façon, par surprise*. L'hypothèse de la résistance violente de Concini se posa alors. Déageant déclara qu'au cas oîi le maréchal tenterait de s'opposer par la force à l'exé-
1. Ibid., p. 50. Fontenay-Mareuil fait allusion à la dénégation opposée par Luynes à l'idée qu'il aurait eue de tenir des chevaux prêts pour emmener le roi à Amboise (Mém., p. 119).