Déageant, Mém.. p
2. Déageant laisse entendre que c'est lui qui donna le conseil au roi de dégainer et de marcher : on constata, dans la grande salle, que Louis XIII avait l'épée à la main, Arnauld d'Andilly, Journal, 1857, p. 282; Ghaulnes, Relation exacte, p. 458.
3. Fontenay-Mareuil, Méni., p. 118; Arnauld d'Andilly, op. et lac. cit.-^ Pontchartrain, Mém., p. 387. Les fragments des Mémoires d'Ornano publiés dans le Bullet. de la Soc. dép. d'arcli. et de stat. de la Drôme (t. Vil, 1873, p. 207) ne fournissent rien sur notre sujet.
4. Voir les textes cités plus haut et Brienne {Mém., éd. Michaud, p. 12). « U s'éleva dans la cour du Louvre », dit Boitel de Goubertio
salle, à une fenêtre donnant sur la cour des cuisines et, s'adressant aux soldats des gardes-françaises, inquiets du tumulte qu'ils entendaient, leur cria : « Aux armes! Aux armes, compagnons M »
Cependant, au bruit qui se passait dans la cour, une femme de chambre de Marie de Médicis, Catherine 2, avait ouvert une fenêtre de l'entresol où étaient les appartements de la reine et, surprise, avisant Vitry qui parlait avec animation au milieu d'un groupe , lui demandait ce qui se passait. « Le maréchal est tué », fit le capitaine. — « Par qui? » — « Par moi et de l'ordre du roi! » Catherine referma précipitamment le châssis et courant à la chambre à coucher de la régente où celle-ci se tenait assise, pas encore habillée ni coifîée, revêtue d'un simple « manteau de chambre » ^, elle lui annonça la nouvelle. Marie de Médicis eut un saisissement : « Elle se leva de dessus son siège, fit trois ou quatre pas, puis s'arrêta court. » Son cœur battait : elle était suffoquée, incapable de dire un mot ^. A ce moment accouraient près d'elle ses amies, madame de Guise, la princesse de Conti, dans leur tenue négligée du matin, la dame d'honneur, madame de Guercheville. Marie de Médicis se mit à arpenter à grands pas sa chambre, haletante, les cheveux défaits, battant des
(Hist. mémorable de ce qui s'est passé en France, Rouen, 1619, in-S", p. 325), « une acclamation si grande de " Vive le roi! » et une voix si éclatante et accordante du peuple dont la cour étoit remplie qu'il sembloit que tous eussent participé à cette exécution. • i. Ghaulnes, Relation exacte, p. 458.
2. Sur cette Catherine, voir notre Vie intime d'une reine de France, p. 144-145.