‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 54 sur 345 · Héroard, Bibl. nat., ms. fr. 4026, fol. 250 v · texte numérisé non relu

Héroard, Bibl. nat., ms. fr. 4026, fol. 250 v

4. Lettre du P. Cotton au duc de Bavière, Bibl. nat., Moreau 1278, fol. 139 T°. Cf. Dupiney, Panégyrique présenté au roi, (s. 1. n. d.), p. 57.

5. Dépèches du nonce de 1621 et 1623, dans Zeller, le Connétable de Luynes, p. 2, 283, 286; Fontenay-Mareuil, Mém., éd. Michaud, p. 120.

Louis XII, la justice; Giiarlemagne, la vaillance; Charles V, la tempérance; Pharamond, l'amour de la vérité, — dernière rencontre plutôt fâcheuse, Pharamond n'ayant jamais existé. — 11 avait cent fois écrit cette liste, en français et en latin : il la savait par cœur ^ « Nous avons le plus débonnaire, le plus pieux et juste roi dont Dieu nous ait favorisé, » répétait le populaire. On appelait Louis XIII « le juste » : — ce surnom lui est resté. — Tout attendri le vieux Sully écrivait : « Sa conduite, sa personne, ses mœurs, ses entreprises ne produiront point seulement des admirations, mais des voix d'exultation, des chants de gloire et de triomphe! » C'était le plus vertueux des rois"!

Cette vertu n'avait rien d'austère. Louis XIII causait volontiers gaiement. Quelqu'un qui l'a beaucoup approché, l'historiographe Bernard, disait : « il entretenoit le plus souvent une compagnie de gentillesses et de bons contes qu'il faisoit aussi facilement et disertement qu'autre que l'on ait jamais ouï parler : ses termes étoient significatifs, sans impropriété ni superfluité; il savoit bien y donner le sel et la pointe, y faisant trouver le mot pour rire, sans offense d'aucun, sans mépris ni médisance, ce qu'il n'aimoit ni supportoit aux autres, non plus qu'à soi-même 3. » Quelques familiers, Bassompierre, par exemple, étaient admis à venir causer avec

1. Nous avons plusieurs exemplaires de cette liste copiée de sa main en français ou en latin (Bibl. nat., rass. fr. 3798, fol. 44 r°; 3815, fol 14 r").

2. Réjouissance de la France sur l'élection et rétablissement de Monseigneur du Vair, Paris, 1017, in-12, p. 24; Sully, Économies royales, éd. Michaud, t. 11, p. 477. Contarini dit que Louis XIII est « un ange que Dieu a donné à la France » (dép. du 14 juillet 1618, Bibl. nat., ms. itai. 1772, p. 132).

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