‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 64 sur 345 · Ibid., 4025, fol. 283 v · texte numérisé non relu

Ibid., 4025, fol. 283 v

4. Advis à Messieurs de rassemblée, 1618, in-4°, p. 5. « Je veux croire, dit l'auteur, que l'intention de ceux qui nous ont amené ce nombre effréné de collèges estoit bonne, mais l'expérience nous a fait voir que les effets en sont très pernicieux. Les sciences ne sont bonnes que pour les grands esprits. »

5. G. Sorel, Histoire comique de Francion, 1641, in-8°, p. 475.

danse, la musique, un peu de mathématiques, savoir tirer des armes, aller ensuite en g-arnison à Metz et à Calais pour se familiariser avec le métier militaire, après quoi passer quinze mois dans une « académie », à Paris, afin de devenir un « bon homme de cheval » était le programme d'éducation d'un garçon bien-né'. Louis XIII avait suivi ce programme, mais cependant il avait eu davantage et mieux.

Saint-Simon raconte qu'il avait été élevé dans l'ignorance et qu'on ne lui avait même pas appris à lire^ : c'est inexact. Henri IV, qui avait reçu une éducation un peu sommaire et dont il n'était pas très fier, plus tard, avait voulu que son fils fut instruit. Il tenait à ce qu'il sut le latin, qu'il apprit des langues étrangères ^ Louis XIII sut le latin : « lui ayant lu quelques passages latins, écrivait Bernard, je reconnoissois qu'il n'y avoit guère de mots si difficiles qu'il n'interprétât '^ ». A six ans, on lui avait donné pour précepteur le léger et fantaisiste Yauquelin des Yveteaux; deux ans après, le vénérable Nicolas Lefèvre, enfin M. Fleurance Rivaut, un homme « fort savant aux mathématiques. » Il apprit beaucoup de choses. Il étudia l'histoire. Bassompierre se vit un jour relever vertement par lui une affirmation au sujet d'un fait historique, concernant Catherine de Médicis, que le prince connaissait mieux que le brillant

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