‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 63 sur 345 · Ibid., fol. 390 r"; 4025, fol. 453 v · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 390 r"; 4025, fol. 453 v

ne se gênait pas, à défaut de verre, pour boire dans son chapeau, comme les soldats*. A l'étape, il donnait allègrement un coup de main à la préparation de son gîte. « Il s'accommodoit lui-même ». Vingt fois, afin d'aller plus vite, il aida le garçon de chambre à faire son lit". Il voulait savoir tout faire. On le vit, à Saint- Germain, « s'en aller au galop en haut du préau qui est vers le bout du parc et, à l'exemple de ses petits gentilshommes, quitter son pourpoint, se coiffer de son mouchoir, débrider et desseller son cheval, le frotter et lui donner à manger du foin nouveau pris dans le pré : » il faisait le palefrenier ^ Son père avait dû apprendre tous les métiers dans sa rude existence de roi pauvre et de soldat de fortune : par instinct et par goût le fils l'imitait, c'était chez lui une forme de la curiosité. Cette curiosité universelle l'a-t-il appliquée aux choses de l'esprit? Louis XIII a-t-il été un « intellectuel »?

Non, le jeune roi n'a pas été un « esprit littéraire. » Le goût du temps n'y était pas. Des gens s'élevaient contre les abus de l'instruction, réclamant la suppression des universités, à l'exception de quatre, ne voulant que quelques savants et non cette quantité inutile de lettrés* : gentilshommes et courtisans passaient pour ignorants; ainsi le voulait la mode^ Apprendre la

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