‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 8 sur 345 · Richelieu, Menu, t. I, p · texte numérisé non relu

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impérieuse Concini les tranquillisait, leur répétant d'un ton (le véhémente autorité : « Assurez-vous et vous ressouvenez que devant qu'il soit un an, ou peu après, je tiendrai toute la France en ma main '. »

Le plus étrange fut que Marie de Médicis, au courant de la duperie dont le gouvernement et le royaume étaient l'objet, et seule pouvant la faire cesser, ne sut ou ne put jamais y parvenir. Elle détestait Concini; ses sentiments à l'égard du maréchal étaient antipathiques et irrités. Elle savait que le maréchal, dans ses confidences, la traitait de femme « ingrate et légère»-; elle n'ignorait pas qu'il se posait pour ce qu'il n'était pas; « elle témoignoit alors une certaine indignation de ses insolentes procédures » ; elle le lui disait, « l'en reprenant et de paroles et de visage, le rabrouant et lui faisant mauvaise chère ». Elle répétait aux ministres « d'avertir les grands de la cour qu'ils n'ajoutassent point de foi à ce que leur disoit ledit maréchal sur les affaires politiques, mais aux ministres par qui elle leur feroit savoir ses volontés^ ». Elle tenait Concini de court, ne le recevant qu'en audience demandée, souvent refusant de le voir*, opposant à ses sollicitations le plus de refus qu'elle pouvait. Quand elle répondait à ses lettres empressées, humbles et soumises, c'était d'un ton froid et hautaine Comment

1. Déposition au procès de Léonora, de Arnault, « suivant les finances », gendre de la sage-femme de la reine, madame Boursier (Bibl. nat., Cinq Cents Coibert 221, foi. 396 v°, 397 r" et v°).

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