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en parlant de ce René qui fut « par la grâce de Dieu, roy de Férusalem, de Sicile, d Aragon, de Vallence, de Mayorque, de Sardaigne et de Corseigne; duc d'Anjou et de Bar; comte de Barcelone, de Provence, de Forcalquier, de Piémont, etc. etc. », qui fut plus riche d’armotries que de redevances, qui fut roi toujours à la conquête de ses royaumes, qui, dès sa naissance, eut en main les plus beaux jeux de vie et qui par série de coups fâcheux perdit successivement ses atouts, dont la vieillesse fut abreuvée d’amertumes, de deuils et de revers et qui pourtant, dans une sérénité parfaite et une curiosité sans cesse accrue d'humanité, sut s’adapter aux circonstances, tirer même de ses épreuves telle philosophie que lon pourrait appeler prépantagruéline tant par avance elle apparaît conforme à celle du grand Rabelais. Aussi la figure du roi René s’est-elle de bonne heure entourée de légendes, et si la critique devait un jour lui dénier l'exécution de la totalité des œuvres littéraires ou picturales inscrites ”sous son nom par le souvenir ému d’un peuple naïf, sa renommée n’en serait pas atteinte. Car pour rendre la part de gloire due aux artistes et aux