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positives. On constate en même temps une pachypleurite importante à gauche.
En mai 1935, création d’un pneumothorax droit à Hauteville. Avant le docteur Dumarest a fait une ponction à gauche sans retrouver de liquide.
Trois mois après la création du pneumothorax droit, les bacilloscopies deviennent négatiwes.
En janvier 1937 : Expectorations purulentes ne contenant pas de bacilles. On fait une ponction à gauche qui permet de retirer 100 cmc. de pus très épais (docteur Pavie). Ponctions répétées par la suite,
En juin, la poche s’agrandit à gauche.
Le 15 août : vomiques. Des ponctions, suivies de lavages, sont faites toutes les semaines, qui arrêtent les expectorations pururlentes, mais de petites vomiques commencent à se reproduire deux jcurs après la ponction.
La malade entre à la clinique des Fougerays le 2 octobre 1937.
Dès le 23 octobre on commence des ponctions avec aspiration discontinue. La ponction est faite un peu en arrière, dans l’aisselle, la poche étant postérieure sous l’omoplate.
Ponctions-et aspirations les 23, 25, 28, 31 octobre, 3, 6, 9, 12 et 15 novembre. Peu à peu la poche se réduit si bien qu’à partir du 18 novembre toutes les tentatives de ponction échouent.
La malade quitte la clinique des Fougerays le 28 décembre avec une forte pachypleurite à gauche.
Le résultat éloigné est excellent. La reprise de l’activité professionnelle de la malade (infirmière) s’est faite sans à-coup.
OBSERVATION N° 9. M"° Niv… — Tuberculose évolutive apparue au cours d’une grossesse fin 1929, tuberculose dense du lobe supérieur gauche avec ulcération. Un pneumothorax est créé le 1° janvier 1930. Résultat satisfaisant en dépit de la présence d’une petite adhérence qui s’allonge et ne paraît pas gêner le collapsus. Bacilloscopie rapidement négative. Dès la fin de janvier apparition d’un épanchement séro-fibrineux nécessitant plusieurs ponctions. Accouchement normal. Peu après le liquide devient séro-purulent. I disparaît au début de 1931 ; le pneumothorax est alors régulièrement entretenu. Nouvelle grossesse en 1934 : accouchement normal. |
En 1935, la malade étant régulièrement négative depuis plus de quatre ans, on décide d'abandonner le pneumothorax ; le poumon revient progressivement à la paroi. Brusquement, fin décembre 1935, élévation brutale de la température, expectorations abondan-
tes, riches en bacilles de Koch. On constate l’existence d’une perforation pleuro-pulmonaire. Plusieurs ponctions de liquide fortement purulent, riche en bacilles de Koch. Les insufflations sont cependant reprises en raison des expectorations bacillifères. Le collapsus se montre à nouveau satisfaisant ; peu à peu la température se régularise, les expectorations diminuent et à partir de mai 1936, le pneumothorax est entretenu et paraît redevenu efficace. IL est entretenu alors régulièrement sans incident jusqu’en avril 1939. À cette date réapparition du liquide purulent avec signe de perforation pleuro-pulmonaire (vomiques, toux quinteuse, pression manométrique — + 0). On essaie alors de ramener le poumon à la paroi malgré l’épaisseur des plèvres, on recourt à l’aspiration discontinue ; celle-ci exécutée toutes les semaines permet rapidement de maintenir une dépression négative. Quelques lavages sont nécessaires. Dès qu’il a été injecté de 100 à 150 cmc. de liquide de Dakin la foux quinleuse reparaît, quelques sifflements fissuraires. Au mois de septembre 1939 les deux feuillets pleuraux paraissent en contact, il ne reparaît plus de pus dans la plèvre, la perforation ne se manifeste plus ; la malade est contrôlée à: Pécran tous les 15 jours, on ne constate qu’un épaississement de lombre pleurale qui semble surtout dû à la pachypleurite. Un nouveau contrôle est fait en mai 1940, une exploration de la plèvre est faite au trocart, elle permet de constater une symphyse presque totale de la plèvre, seul persiste un petit décollement très limité à la partie supéro-externe de la plèvre, décollement que l’on met en évidence en laissant aspirer un peu d’air. Il n’y a qu’une goutte infime de liquide dans le cul-de-sac de la plèvre ainsi créé.
Dans cette observation l’aspiration a donc montré la possibilité de guérir un pyothorax fissuré par la seule aspiration discontinue, guérison qui a été obtenue avec une symphyse large mais non complète de la plèvre.
OBSERVATION N° 10 (déjà publiée dans Aspiration et Pyothorax, par À. BERNOU, L. ICANONNE et L. MARÉCAUx). (Page 11).
M. Hue.… — Pneumothorax réalisé le 4 janvier 1938 pour une .Caverne voiumineuse du lobe supérieur droit (docteur Amsler). Le décollement très partiel donne un résultat immédiat excellent : les bacilloscopies redeviennent négatives. Réaction liquidienne en février 1936, réaction fébrile persistante.
Le 13 juin : vomique abondante se renouvelant le 15 juin. Entré le 16 juin 1936 à la clinique des Fougerays à Châteaubriant : ponctions et lavages répétés avec la solution de Dakin. Aspiration pleurale associée aux lavages à partir du 16 juillet ; aspiration discontinue qui tient bien que réalisée seulement un mois après les
vomiques. La caverne juxta-médiastinale du poumon devient supéro-externe, tandis que la cavité pleurale se réduit rapidement.
Thoracoplastie supérieure droite en deux temps, portant sur les côtes 1 à 4 le 27 juillet, et sur les côtes 5, 6 et 7 le 22 août. Suites opératoires excellentes. Disparition rapide de la cavité pleurale. Bacilloscopies négatives.
Le 28 juillet 1937 : résultat général excellent.
Résultat confirmé actuellement.
Chez ce malade, malgré des manifestations récentes de perforation large, l’aspiration discontinue a provoqué rapidement la réexpansion de Ia base du poumon et la symphyse pleurale, Une thoracoplastie ultérieure a été nécessaire pour collaber l’ulcération persistante du moignon pulmonaire.
OBSERVATION N° 11. M"° Gisèle Gar.. — En février 1934, abcès du poumon gauche. Par la suite expectorations contenant des bacilles de Koch (docteur Rolland),
En février : réaction liquidienne, épanchement séro- fibrineux. Le liquide devient trouble, puis purulent avec présence de bacilles de Koch dans le pus. Vomiques purulentes.
La malade entre à la clinique des Fougerays le 23 novembre
A partir du 25 novembre, lavages de la plèvre au Dakin, suivis d’aspiration discontinue. Aspirations répétées les 29 novembre, 4 et 7 décembre. La plèvre se recolle progressivement. Les ponctions deviennent difficiles, le liquide est plus clair.
Le 12 décembre, la ponction et l’aspiration doivent être faites très haut dans l’aisselle.
Le 18 décembre : ponction blanche.
Le 21 décembre, une ponction faite tout en bas de l’ancienne poche permet de retrouver 1 cmc. de liquide un peu épais.
- On retire à nouveau 1 cmc. de liquide au même point le 28 décembre.
Par la suite on ne retrouve plus de cayité pleurale. La malade quitte la clinique des Fougerays le 15 janvier 1940 pour Pau. Nous apprenons par la suite que M°*° G.. aurait eu un examen d’expectoration positif.
L’aspiration forcée discontinue est donc susceptible de provoquer la fermeture de perforations larges survenant au cours du pneumothorax artificiel. Elle favorise encore la désinfection de la cavité pleurale, la réexpansion du moignon
pulmonaire, l’accolement des plèvres et leur symphyse. Toutefois elle ne saurait étre suffisante dans tous les cas et, en général, on ne devra y recourir que dans les pyothorax récents ou tout au moins présentant une pachypleurite peu épaisse. Après fermeture de la fistule les progrès de la symphyse sont d'autant plus rapides que les plèvres sont moins infectées. Chez deux de nos malades porteurs de pyothorax récents fistulisés dans les bronches, rapidement la perforation pleuro-pulmonaire a cessé de se manifester et les progrès de la réexpansion pulmonaire ét de la symphyse pleurale permettent d'espérer une prompte et complète guérison de ces pyothorax. Nous ne ferons pas entrer dans notre statistique les résumés de leurs observations, car le début de leur traitement est encore trop récent.
M. Bon... — Tuberculose ulcéro-caséeuse largement excavée du lobe inférieur droit et traitée par un pneumothorax artificiel. Un épandhement apparaît dans la cavité pleurale qui devient rapidement purulent. Le malade a en trois semaines plusieurs vomiques. Il est adressé à la clinique des Fougerays. Dès son entrée on s’assure de la présence d’une perforation pleuro-pulmonaire : pour cela on injecte du bleu de méthylène dans la cavité pleurale ; il est expulsé rapidement par la bouche. De suite, ce pyothorax est traité par l'aspiration discontinue. Rapidement la perforation est masquée et au bout de trois semaines le moignon pulmonaire est en large réexpansion. On espère obtenir rapidement l’accolement total des plèvres et leur symphyse.
M. Cop….. —- Etait porteur d’un pneumothorax depuis 9 ans lorsqu’un épanchement apparaît qui devient purulent. Plusieurs vomiques se produisent et dans leur intervalle le malade a des expectorations purulentes abondantes. Le docteur Desbuquois, de Tours, l'adresse à la clinique des Fougerays. Des ponctions suivies d’aspiration discontinue sont effectuées tous les deux ou trois jours. Rapidement la perforation cesse de se manifester et un début de symphyse pleurale s’amorce. On peut espérer encore obtenir la guérison complète et rapide de ce malade, toutefois les progrès de l'amélioration locale semblent être moins rapides que chez le malade précédent.
Pour conclure, il nous semble recommandable de recourir rapidement à l'aspiration discontinue dans le traitement des
épanchements tuberculeux du pneumothorax, consécutifs à des perforations larges et permanentes, si l’on peut maintenir de fortes dépressions dans la cavité pleurale. De la promptitude apportée à la mise en œuvre du traitement, il s’ensuit un arrêt dans la progression de l'infection de la cavité pleurale et, par suite, de l’accroissement de la pachypleurite. Moins importante sera la rigidité du moignon pulmonaire, plus sa réexpansion pourra être prompte et plus la symphyse pourra progresser rapidement.