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dant cette période est aux alentours de 37°1 le matin, 37°6 le soir, avec clochers en mars, à 38°8. Un examen du pus pleural montre la présence de bacilles de Koch en grande quantité, plus la présence de germes associés. Dans les expectorations : B, K. + 2. A la fin du mois de mars, les sifflements fissuraires réapparaissent au cours des exsufflations, :
La malade entre à l’hôpital de Châteaubriant le 4 avril 1940.
Une thoracoplastie est proposée à la malade mais n’est pas accep- 1 tée, seule une pleurotomie est réalisée par le docteur Fruchaud. | L'état général est médiocre, le poids est de 49 kilog, 500, la tempé- Il rature atteint 39°5 le soir ; 4 expectorations par jour. A partir du 1 8 avril, essais quotidiens de mise en aspiration sans résultat | > 50 éme. de pus pleural sont recueillis chaque jour. 1 La malade rentre à nouveau au sanatorium de Bodiffé le 29 avril | F 1940. Etat général Meilleur, malgré la chute de poids (3 kilog. 500), la- malade paraissant moins intoxiquée. Température à 37°5 le soir. Une à deux expectorations par jour.
Le 6 maï, essai de mise en aspiration, en position Couchée, elle = tient à — 3 cm. de mercure pendant une heure, on est alors obligé de la faire cesser, étant mal supportée de la malade.
Le 7 mai, l'aspiration tient à — 4 cm. de Hg. pendant 2 heures, puis la colonne de mercure tombe à 0 en même temps que la malade perçoit un sifflement fissuraire en avant, vers le deuxième espace intercostal droit.
A partir du 16 mai, l’aspiration tient parfaitement à — 7 cm. > de mercure et est bien supportée en position couchée. Dès que la malade essaie de s’asseoir les sifflements fissuraires se font entendre et la dépressiof. pleurale remonte à 0. A cette date les plèvres sont en contact, il subsiste une mince fente remontant jusqu’au bord inférieur et postérieur de la 5 côte.
La dépression est abaissée progressivement (1 em. tous les jours) le 4 juillet elle atteint — 30 cm. de mercure. Elle tient alors en F position assise. Le liquide aspiré qui était primitivement de 50 cme. par jour n’est plus que de 35 cmc. L'état général est assez satisfaisant, le poids est de 45 kilog. 800. Une à deux expectorations par jour. L’examen des crachats révèle quelques bacilles après homogénéisation.
Du 17 au 22 juillet l'aspiration tient moins bien. Le 22 juillet elle tombe de —— 24 à — 18 cm. de mercure, le lendemain de — 20 à — 1. A l'examen radioscopique on note que les plèvres ne sont -# plus en contact, le sommet semble symphysé. Le drain est alors enfoncé de 1 à 2 cm. Nombreux essais de mise en aspiration en position couchée. Impossibilité de la faire tenir à aucune dépres- A chaque fois, en même temps que la dépression diminue bruk quement, les sifflements fissuraires sont audibles à distance. A l'auscultation sous aspiration, le signe de leur intensité maxima
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paraît être localisé dans la région axillaire antérieure au niveau du deuxième espace intercostal.
Le 26 juillet, on raccourcit le drain de 2 à 3 cm. et de nouveaux essais de mise en aspiration sont réalisés, mais elle ne tient à aucun moment plus de quelques minutes, même en position couchée. Depuis que l'aspiration ne tient plus, la quantité de liquide aspiré a augmenté : elle est de 60 eme. par jour environ.
Aucun essai d'aspiration à la trompe à eau n’a été tenté.
On envisage une thoracoplastie dans le but de collaber les lésions pulmonaires et de tenter de masquer la perforation.
Intervention acceptée actuellement.
Pour mémoire seulement, nous rapporterons l’observation suivante, dont le traitement n’a pas été poursuivi pour des raisons indépendantes de notre volonté.
OBSERVATION N° 35. M'° Le Tel. — Tuberculose ulcéro-caséeuse siégeant dans la région sous-claviculaire gauche, bacilloscopie positive, traitée par le pneumothorax artificiel, le 6 juin, à Caen. Cure de repos à la campagne. Apparition de liquide dans la cavité pleurale, sans s’accompagnrer de température ; une ponction est effectuée le 26 octobre et permet de retirer un liquide citrin.
Le 28 octobre survient une perforation s’accompagnant d’une forte dyspnée, ascension de la température à 40°. Une pleurotomie est réalisée le 14 novembre ; à la suite de cette intervention la température, qui s’était maintenue aux environs de 40°, descend progressivement. La malade entre au sanatorium des étudiants le 28 décembre, Là, des lavages au sérum physiologique et au Lugoi sont effectués fréquemment puis peu à peu espacés.
Au mois de juin 1937, le drain tombe ; il n’est pas replacé, au contraire on essaie de laisser le trajet de la pleurotomie se fermer. Aussitôt la température s'élève à 40°, on constate une rétention de pus dans la cavité pleurale, pus qui s’évacue quelques jours après spontanément,
Le 1° décembre 1938, un drain est remis dans le trajet fistulaire. De nouveaux lavages sont effectués et la malade est mise en aspiration coniinue qui tient de temps en temps, Des injections intra-. pleurales de teinture d’iode sont également réalisées.
La sonde est retirée par la suite.
La malade entre à la clinique des Fougerays le 3 mars 1939. On constate la persistance d’une fente pleurale. On met en place dans le trajet fistuleux un drain et on procède à la mise en aspiration de la malade. Celie-ci entend de temps en temps un léger gargouillement sous-claviculaire, On arrive à faire tenir l’aspiration sous une dépression de — 10 à —— 12 cm. de Hg. Des essais de dépression
plus élevée ouvrent régulièrement la perforation, Des dépressions plus faibles, — 4, - 6 cm. de Hg., ne donnent aucun résultat favorable,
Le résultat immédiat de cette aspiration est excellent, Les feuillets pleuraux sont en contact, se soudent en partie, mais à deux | reprises, au cours du séjour de la malade à Ja clinique, la per- . foration s'ouvre bruyamment (élévation de la pression, décollement
pleural partiel, souffle fistulaire), puis la dépression arrive à tenir de nouveau 24 et 48 heures après.
La malade quitte la clinique le 11 juin 1939, trop rapidement... ; nous croyons savoir que le traitement n’a pas été poursuivi. La présence d’une perforation large, mettant en communication d’une façon permanente la cavité pleurale avec les | bronches n’est donc pas, en général, une contre-indication de Ia méthode de l’aspiration forcée. On doit chercher, en l'absence de lésions évolutives du moignon pulmonaire, à | fermer cette communication sous l’action de pressions pleu- | rales fortement négatives, On ne sera autorisé à envisager une thoracoplastie à cet effet que si de nombreuses et fréquentes tentatives de mise en aspiration sont restées infruc-
tueuses.