‹ Le rôle de l'aspiration forcée intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeux en présence de perforations pleuro-pulmonaires évidentesChapitre 30 sur 53 · PAT ES · texte numérisé non relu

PAT ES

OBSERVATION N° 31. M'° Lom.. — Pneumothorax droit créé le :20 avril 1935. Grosse caverne du sommet soutendue par une adhérence. Le 18 juin 1935, section de brides (docteur Maurer, de Davos, diathermo-coagulation). Réaction thermique à 39°2. Apparition de liquide très abondant qui, ponctionné en août 1935, est clair. La température persiste pendant un an à 39°, 39°5 le soir. : Le 1i décembre, ponction de liquide purulent,

- La malade entre aux Fougerays le 29 avril 1936. Mauvais état (général, température : 38° le soir, nombreuses quintes de toux, grosse dyspnée nécessitant des désinsufflations journalières, A l’aus- Cultation, tintement métallique alternant avec des sifflements à timpre métallique.

- Le 14 mai 1935, une pleuroscopie montre une perforation large

- l’on tente d’obturer avec de la fibrine (docteur Coulaud), Les

ymptômes de perforation disparaissent pendant une semaine, puis

réapparaissent ensuite avec les mêmes caractères. Les désinsuffla-

tions journalières sont toujours nécessaires. Le liquide purulent persiste. On fait une série de lavages journaliers au Dakin.

k: Le 29 juin 1936, alcoolisation phrénique droite. Le 27 juillet- 1936, thoracoplastie en un temps (type Sauerbruck}) suivie de flottement médiastinal, dyspnée intense.

I Quelques jours après l’opération, on constate un ensemencement ldu poumon opposé. Evolution gauche progressive. Cachexie. Décès.

“OBSERVATION N° 32. M. Bois. — Pneumothorax créé le 2 juin 11935 (docteur Denécheau, d'Angers), Grosse amélioration. Reprise de poids considérable : 67 kilog. à 95 kilog.

| Æn janvier 1936, température qui monte progressivement. Amaiigrissement (79 kilog. 500). Apparition de liquide dans la cavité picurale. La ponction exploratrice montre un liquide purulent. Ex. malade entre à la clinique des Fougerays le 5 août 1936. Ponctions, suivies de lavages au Dakin, puis mise en aspiration intra-pleurale. Les pressions négatives (— 32) ne peuvent se maintenir, descendent, se stabilisent à — 16, — 4, Au cours du traiteent, apparition d’un syndrome méningé. Décès.

ee l’observation suivante, observation relativement

LEE tant en raison de l’imporà Para du pyothorax que

OBSERVATION N° 33. M. Br... — Le 17 octobre 1936, pleurésil droite. Une ponction exploratrice ramène un liquide clair. L{h température se maintient à 38°%5. Une nouvelle ponction expla ratrice faite en décembre (docteur Mévei) ramène un liquid} trouble, 4

Le 4 décembre 1936, pleurotomie avec résection costale, mise enfe. place d’un drain (clinique du docteur Pilven, Quimper). Examernllit bactériologique du liquide pleural : pas de bacilles de Koch. Eesÿh jours suivant la pleurotomie, la température descend à 37°4. Or enlève le drain le 22 décembre. Départ de la clinique le 23 dé}: cembre. lt

Les jours suivants, température qui se maintient à 37°4, 37°84 T1 consulte le docteur Mevel le 14 janvier 1937 : l’examen radios h copique montre une caverne du sommet gauche. si

Le malade entre aux Fougerays le 21 janvier 1937.

Etat général médiocre. Température : 37°4, 38°5, toux et expec-} torations, B. K. + anorexie, amaigrissement, sueurs nocturnes.fh Une radioscopie montre à droite une poche pleurale et à gauche ?h une caverne assez volumineuse du sommet. Le 26 janvier 1937, introduction d’un drain dans l’orifice de la pleurotomie sous écran |} et aspiration intrapleurale au pneumosecteur. Le poumon très sou- |} ple revient facilement à la paroi, mais s’en écarte rapidement, le trajet de la pleurotomie étant large, mauvaise étanchéité du sys: |R tème d’aspiration, |

Le 30 janvier, nouvel essai d'aspiration avec un drain plus gros, difficile à introduire, le trajet de la pleurotomie étant large et irrégulier. Drain très douloureux, on renonce à l'aspiration, suppression du drain.

Le 4 février, création d’un pneumothorax gauche. Pneumothorax | incomplet, symphyse du sommet au niveau de la caverne. |

L’examen radioscopique du 2 mars montre un état pleural à droite stationnaire, à gauche du liquide pleural dans le cul-de-sac,. caverne du sommet sans amélioration. :1|

Le 11 mars 1937, nouvel essai d’aspiration : l’orifice de la pleu- | rotomie étant fermé par un pansement occlusif au sparadrap non | perforé, l’aspiration est faite au pneumosecteur, à l'aiguille, sous écran. Le poumon revient à la paroi, mais par suite de la mauvaise occlusivité du pansement, l’air entre de nouveau dans la poche pleuraie, Ft

Le 5 avril 1937, on décide le relachement du pneumo gauche et üne apicolyse du sommet, :

Le 16 avril 1937, apicolyse sous thoracoplastie (anesthésie au. rectanol). Bon décollement extra-pleural, Quelques adhérences qui lâchent facitement. Résection costale sur les côtes 2, 34,040

Bonnes suites opératoires. Désinsufflation du pneumothorax Je lendemain de l'opération.

l Le 27 avril 1937, le 4 mai, le 11 mai, un examen radioscopique

montre une expansion cavitaire, La température se maintient à 137°1, 38°. Un deuxième temps de thoracoplastie est envisagé.

Le 14 mai, nouvel essai d'aspiration par l’orifice de la pleurotomie : échec.

‘! Le 26 mai 1937, deuxième temps de thoracoplastie gauche pos- ‘ltérieure. Elargissement des résections étendues aux côtes 7, 8. “Bonnes suites opératoires.

La cavité gauche reste béante. A droite persistance de la poche ipleurale. Rétention purulente. On décide une nouvelle pleurotomie l'qui est faite le 26 juin. Lavages au Dakin. 1}! ‘On espère la fermeture du premier orifice de pleurotomie. Vers “la fin juillet 1937, nouvel essai d’aspiration intrapleurale, à droite, sans résultat. | | A gauche, la caverne semble grandir, la température oscille toujours entre 37°5, 38°. L'état général est médiocre. Le premier illorifice de pleurotomie est presque fermé. Mais l'aspiration intra- *{pleurale à droite ne tient pas.

Le 20 décembre, l’orifice de pleurotomie est tout à fait fermé. 1Nouvel essai d'aspiration qui ne tient pas. Persistance de la caverne ifgauche. Mauvais état général, : Le malade quitte les Fougerays le 7 janvier 1938 pour l’hôpital ‘de Châteaubriant où le docteur Fruchaud fait une pleurectomie à droite : celle-ci montre la présence de deux cavernes largement ‘ouvertes dans la plèvre avec fistules multiples ouvertes du côté des bronches.

Le malade retourne chez lui où peu après il devait succomber à ne généralisation de la tuberculose.

= OBSERVATION N° 34 (PERSONNELLE). M'° Le Cha... — Au cours de l’année 1932, pleurite gauche (?) Aucune ponction he ne fut faite. Au mois de mai de l’année suivante il n’en subsiste une pachypleurite de la base gauche avec légère sclérose du ommet, L'état général est très bon : ni toux, ni expectoration octeur Henry, d’Asnières).

Au mois d’août 1933, la malade entre au sanatorium de Bodifé. 1 ne persiste à ce. moment aucun signe radiologique de pachypleurite : sinus clair. Bon état général, ni toux ni pce

K. — 0. Cure de consolidation,

‘Reprend son travail de 1934 à 1937.

Au mois de septembre 1937 : lobite supérieure droite excavée À our laquelle un pneumothorax artificiel est créé à Bodélio (Hôpil-sanatorium de Lorient), le 3 septembre, par le docteur Le Moal. collement total, limité par quelques brides fines à la partie ine de VPapex. |

La malade entre à nouveau au sanatorium de Bodiffé le 20 oct{ bre 1937. Pneumothorax légèrement bridé mais semblant efficaci Etat général satisfaisant. dope 37°4 le soir. Pas de bacillé dans les crachats à l'examen direct. |

Le 30 octobre, réaction pleurale s’accompagnant de fièvre. Teri pérature oscillant entre 38° et 38°7 le soir. |

Vu la présence d’une certaine quantité de liquide dans la cavit| pleurale, et le collapsus du moignon pulmonaire, la malade n’es ponctionnée ni insufflée jusqu’au 5 janvier.

Le 5 janvier 1938, le liquide remonte jusqu'à deux travers dl doigt au-dessous de la clavicule : Ponction ramenant 1.450 cmü} de liquide séro-fibrineux, terminée par insufflation d’air filtré injection de 1 eme, d'huile eucalyptolée. La malade ne crache tou jours pas. Pas de B. K. à l’examen direct. |

Le 1°" février, nouvelle injection intrapleurale de 1 eme. d’huil eucalyptolée sans réaction locale ou générale appréciable,

‘Depuis le 5 janvier le pneumothorax est régulièrement entre tenu : de 50 à 100 cmc. d’air tous les 10 jours. |

Nouvelles ponctions le 30 mai, le 14 mars 1939 : liquide trouble Une radiographie faite en mars 1939 montre la présence d’un débu de symphyse de Cardis antérieure. Pas d'image cavitaire nette Le liquide remonte à deux travers de doigt au-dessus de la cour pole diaphragmatique.

Au mois de mai 1939, l’état général est satisfaisant. Pas de tem pérature. Poids 55 kilog. Ni toux ni expectorations.

La malade recommence à travailler (infirmière au sanatorium)

‘Au mois de janvier 1940, incident pulmonaire à forme grippale. Une analyse de crachats faite à ce moment révèle la présence de bacilles à l’examen direct. B. K. + 3. 4(Gaffky). Le 24 janvier la malade rentre chez elle. |

Le 2 février 1940 : vomique purulente fractionnée en décubitus | latéral gauche, Une ponction de 40 cmc. de liquide purulent est| faite le lendemain, qui arrête la vomique. La température oscille | à ce moment entre 38°6 et 39° le soir. ‘

Le 5 février, la malade rentre à nouveau au sanatorium de Bodiffé. Une ponction, faite le jour même, permet de retirer 225 cmec. de pus verdâtre. Petit lavage au sérum physiologique. A la fin de la ponction, la légère dépression pleurale déterminée par l’évacuateur de Meyer provoque un sifflement fissuraire perceptible pri l'entourage. |

Les 12 et 14 février : exsufflations ; la pression pleurale trouvée aux environs de 0 est abaissée à — 12, — 7 cm. d’eau, dépression légère qui semble tenir un certain temps.

Les 16, 23, 28 février, 9, 14, 18, 26, 30 mars : : ponctions suivies de lavages au sérum physiologique puis au Dakin. On laisse la pression pleurale aux environs de — 28, — 10. La température pen-

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