I. - ASPIRATION DISCONTINUE
Après avoir sommairement rappelé la technique utilisée par !les auteurs italiens et les premiers essais effectués par le docteur Bernou, nous décrirons l’instrumentation et la technique avec lesquelles nous réalisons actuellement ces aspirations discontinues ; enfin nous insisterons sur quelques notions dont on aura avantage à tenir compte dans la poursuite du traitement.
- Nous reportant aux travaux de Rédaelli et Parodi, nous | AE ‘que ces auteurs prétendent avoir obtenu l’occlusion de ‘perforations pleuro-pulmonaires étroites, grâce à des SPRAUURS promptes et forcées du gaz intra-pleural. Rédaelli
HS
« fait une aspiration rapide d'environ 100 eme. d’air », suivie d’autres aspirations qui « ne doivent jamais être violentes »; seule « la première est rapide pour chercher la possibilité du « tamponnement fistuleux ». Parodi fait rapidement une
aspiration forcée du gaz intra-pleural « avec une seringue de 100 emc. » et obtient l’occlusion de la perforation responsable d'un pneumothorax spontané.
De telles aspirations n’ont jamais donné de résultat au docteur Bernou qui, dès 1926, procédant à l’étude des perfos du pneumothorax
artificiel et du tintement métallique, fit un nombre considé-
rations à symptomatologie fruste au cour
rable d’appels de l’air intra-pleural à des vitesses variables, souvent aussi grandes que possible, soit à l’aide d’une seringue de 290 cmc., soit avec l’appareil de Kuss mis en marche « inversée ». Il avait pu espérer que ces aspirations pourraient parfois présenter un intérêt thérapeutique, mais il n’obtint alors aucun résultat durabie, aussi avait-il abandonné cette méthode. |
. Ayant eu connaissance, par la suite, des travaux italiens, le docteur Bernou reprit ses recherches, utilisant alors le pneumo-secteur de Boulitte, modifié selon ses indications de façon à réaliser des aspirations aussi lentes ou aussi rapides que possible, jusqu’à un litre à la minute. Les résultats obte- | nus dans quelques essais de traitement de pneumothorax suffocants graves ne furent pas meilleurs. Sans doute faut-il attribuer la différence entre les résultats des auteurs italiens et les siens, dans le choix des malades ainsi traités. Il ne faut pas oublier que l’expansion du poumon, sous aspiration, : malgré la présence d’une perforation, n’est possible que si le «| débit de la fistule est inférieur au débit de l'aspiration. Malgré l’emploi du pneumo-secteur de Boulitte ou de la trompe à eau qui permettent de donner à l'aspiration un débit maximum nous n’avons pu, dans certains cas, juguler des perforations béantes au cours de pneumothorax suffocants, le débit de notre aspiration n'étant probablement qu’inférieur à celui des perforations et par conséquent insuffisant. En voici trois exemples :
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